Le vélo, un mode de transport à part entière

Développement durable

Le vélo « doit être considéré comme un moyen de transport comme un autre » et faire l’objet « d’une politique publique ambitieuse » pour favoriser son « usage massif », a estimé mardi 28 mars 2017 l’ONG La Fabrique Écologique en présentant plusieurs propositions.

Dans une note destinée notamment aux candidats à la présidentielle, l’ONG « La Fabrique Écologique » préconise la création d’une « Mission interministérielle pour le vélo », chargée de mettre en place « un plan national de sensibilisation à l’usage du vélo ».

Cette mission, financée par une taxe sur les ventes des constructeurs de voitures et de motos, devrait également « veiller à la cohérence du développement des infrastructures vélo dans les territoires ».

« En France il n’y a pas de pilote national pour le vélo », a affirmé Yoann Rouillac, qui a dirigé le groupe de travail auteur de la note, au cours d’une conférence de presse.

« Nous devons dépasser le vélo-loisir. Articulé avec d’autres moyens de transport, le vélo est bien souvent la solution », a déclaré le président de La Fabrique Écologique, Géraud Guibert.

Selon l’ONG, l’actuelle coordination interministérielle pour le développement de l’usage du vélo « est constituée de deux fonctionnaires » et « n’a pas de budget dédié ».

« L’investissement national dans les politiques cyclables est quasi inexistant », affirme La Fabrique Écologique : « La France consacre 0,01 euro de son budget par an et par habitant au vélo », contre 1,24 euro en Allemagne et 4,82 euros au Danemark.

L’ONG propose la création d’un « fonds d’investissement », alimenté notamment par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), afin de « résoudre l’insuffisance des investissements en infrastructures cyclables ».

La Cnam est en effet « la première bénéficiaire » des économies en matière de soins de santé engendrées par le vélo, souligne-t-elle.
Enfin, un « budget unique mobilité » devrait permettre de « rééquilibrer les incitations financières par les employeurs pour les trajets domicile-travail de leurs salariés ».

Résultant de l’unification de « l’ensemble des dispositifs existants », il serait « indépendant du mode de transport choisi par le salarié » et de la distance domicile-travail. Son montant « serait compris entre 100 et 200 euros par salarié et par an ».

Selon l’Insee, la part du vélo dans les trajets domicile-travail était de 1,9 % en 2015.

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