Trois Franciliens sur quatre changent de commune pour aller travailler

Développement durable

Près de trois actifs Franciliens sur quatre doivent changer de commune ou d’arrondissement pour se rendre de leur domicile au travail, selon une étude de l’Insee publiée en juin.

En Île-de-France, seuls 26 % des actifs résident et travaillent dans la même commune ou le même arrondissement, contre 37 % en province, selon cette étude basée sur les chiffres du recensement de la population (2013).

La moitié d’entre eux change même de département pour aller travailler, contre seulement un provincial sur dix. « Cela s’explique par la taille réduite des départements du centre de la région, la densité du tissu urbain aux franges départementales et un réseau de transport très dense et très maillé », explique l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Si l’on se concentre uniquement sur Paris en revanche, un actif sur deux réside et travaille dans le même arrondissement, les habitants de la capitale bénéficiant « de fortes concentrations d’emplois en cœur d’agglomération » (1 790 700 emplois pour 1 095 000 actifs résidents), précisent les chercheurs.

Si les Franciliens résident en moyenne à 23 km de leur travail, soit 8 km de moins que les habitants du reste de la France, leur temps de trajet est néanmoins plus long « à cause des embouteillages et de l’usage plus répandu des transports en commun en Île-de-France qu’en province », indique l’institut.

Plus de quatre Franciliens sur dix (43 %) utilisent en effet les transports en commun pour aller travailler, en particulier à Paris et, « dans une moindre mesure » dans la petite couronne, contre moins d’une personne sur dix en province (7 %).

La région Île-de-France attire toujours beaucoup : les provinciaux « entrants » en Île-de-France pour travailler sont cinq fois plus nombreux (356 000) que les actifs « sortants » (74 000). Les « entrants », majoritairement des hommes, travaillent le plus souvent dans le nord et le cœur de l’Île-de-France. Un sur trois vient de la région des Hauts-de-France.

Les hommes, les jeunes et les cadres travaillent plus fréquemment que les autres dans une commune différente de leur lieu de résidence. « La bi-activité au sein des couples » entraîne aussi une plus grande mobilité, aussi bien pour les femmes que pour les hommes, ajoute l’Insee.

Les chefs d’entreprise font partie des catégories socioprofessionnelles les plus stables devant les employés (respectivement 49 % et 31 %).

 

Source : Les trois quarts des actifs franciliens changent de commune pour aller travailler, Insee Flash Île-de-France n° 11, juin 2016

 

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