Le vélo une politique publique rentable ? 1re formation d’élus pleine de promesses

Développement durable

Ils étaient 9 à participer à la première formation vélo dédiée aux élus territoriaux organisée en partenariat avec l’IFET et l’ADF et conduite par les DRC mardi 29 septembre sur le thème « Le vélo, une politique publique rentable ? ».

À l’issue des désignations récentes au sein des assemblées départementales, une telle formation semblait tout indiquée. Son but ? Armer les nouveaux élus pour conduire une politique cyclable transversale, leur fournir arguments, justifications, ordre de grandeur et méthodologie utiles à la conduite de leur politique vélo tout au long de leur mandat. Les retours très positifs des participants font espérer de bonnes choses pour les politiques cyclables des départements dans le mandat à venir.

Le partenariat avec l’ADF a rendu possible la tenue et l’organisation de cette journée de formation inscrite au catalogue de l’IFET. C’était une première pour les départements-régions-cyclables (DRC). « Les élus ne peuvent pas avoir la science infuse et tout savoir dès leur arrivée. Eux aussi ont besoin de monter en compétence. A fortiori lorsqu’il s’agit de leur premier mandat. L’IFET propose des cursus professionnalisants et diplômants aux élus », explique René-Pierre Almeras, coordonnateur des formations à l’Institut de Formation des élus territoriaux. Le sujet des politiques cyclables est apparu dans l’air du temps car il fait partie des investissements publics rentables qui concernent toutes les collectivités, chacune à leur niveau.

Grâce au témoignage de la Charente-Maritime par la voix de son vice-président, Stéphane Villain, les participants ont pu apprécier la dimension éminemment touristique du vélo dans ce département impliqué dans pas moins de quatre comités d’itinéraire (EV1, EV3, V80, V43 – bientôt V92 ?). « Élu référent, je me fais l’ambassadeur de la politique cyclable du département auprès de nos partenaires intercommunaux. Ce sujet rassemble et s’affranchit complètement de la politique partisane. Il est vrai aussi que le tourisme à vélo a été fulgurant cette année. (…) La Charente-Maritime s’emploie à mener une politique vélo à 360° qui associe tous les services de la collectivité avec 3,7 équivalents temps plein en cumulant les ressources du département et de l’ADT. Les moyens dédiés et la transversalités sont importants pour avancer. »

De transversalité il a été beaucoup question tout au long de cette journée, tant sur la capacité à mobiliser les services en interne que sur la capacité à coopérer dans un cadre partenarial (comité régional VVV, comité d’itinéraire ou comité départementale vélo). Diagnostic, gouvernance, moyens, plan d’action, évaluation… La méthodologie pour mener une politique cyclable, les bons arguments et les différentes compétences dans lesquelles le vélo peut s’inscrire étaient au menu de cette journée dense en interaction et en échanges très constructifs et éclairés. Avec deux consensus manifestes : la motivation totale des élus présents et le constat que oui, une politique vélo est un investissement public rentable.

 

Camille Thomé

 

Source : site des Départements & Régions cyclables

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