Territoires de montagne : un plan d’aide de l’État de 650 millions d’euros

Développement territorial

Le gouvernement va consacrer 650 millions d’euros de fonds publics aux territoires de montagne, très affectés par la fermeture des remontées mécaniques l’hiver dernier, dont 331 millions alloués à un fonds qui financera des projets de diversification de l’économie touristique.

Le Premier ministre Jean Castex présentera jeudi 27 mai 2021 lors d’un déplacement en Savoie le plan « Avenir Montagnes », en soutien à des territoires qui ont reçu 5 milliards d’euros d’aides d’urgence (Fonds de solidarité, aides spécifiques aux remontées mécaniques, aux moniteurs de ski…) depuis le début de la crise sanitaire.

Le but est d’investir pour « transformer » ces territoires, avec trois objectifs prioritaires : accompagner la diversification de l’offre touristique – afin d’attirer des clientèles jeunes et étrangères -, accélérer la transition écologique et dynamiser l’immobilier, a précisé Matignon. Il compte une quinzaine de mesures.

Dans le détail, le fonds « Avenir Montagnes » recevra 181 millions d’euros de crédits de l’État et 150 millions des six régions concernées, pour « accompagner massivement les investissements qu’engageront les acteurs de la montagne ». Ces crédits nouveaux financeront par exemple, à hauteur de 20 millions d’euros, la restauration de 1 000 kms de sentiers de montagne et la valorisation de la biodiversité.

Et 31 millions d’euros, financés par l’État et ses opérateurs, permettront d’accompagner en ingénierie des projets dans 60 « territoires pilotes », pour y développer par exemple des « solutions de mobilité durables » (à hauteur de 10 millions d’euros) comme les ascenseurs valléens.

Pour « dynamiser l’immobilier de loisir » afin de résorber une partie des « lits froids », les hébergements qui ne sont utilisés que quelques semaines par an, la Banque des territoires investira 125 millions d’euros sur cinq ans, dans des foncières, aux côtés d’autres investisseurs, afin d’en racheter environ 5 000 par an.

Ces hébergements gérés par des opérateurs de résidences de tourisme (Odalys, Pierre et vacances…), une fois achevée la période de défiscalisation dont a bénéficié leur propriétaire-investisseur, sont souvent revendus à des particuliers qui les occupent peu. Les foncières devront investir pour les rénover, avant de les louer tout au long de l’année à des vacanciers.

Enfin 8 millions d’euros sur quatre ans financeront des campagnes de promotion de la montagne française, confiées à Atout France.

Au total, ce plan doit générer, espère l’État, 1,8 milliard d’euros d’investissements, par « effet de levier » avec les acteurs privés et des collectivités, pour le tourisme de montagne.

Celui-ci représente 20 milliards d’euros de retombées économiques par an dont 10,5 milliards pour les stations, tandis que 120 000 emplois dépendent de l’ouverture des domaines skiables.

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