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Paris : 10 000 élèves du premier degré en moins en deux ans

Publié le 24 novembre 2022 à 8h00 - par

La ville de Paris a finalement perdu 4 100 élèves de primaire à la rentrée scolaire, une baisse s’ajoutant à celle de 6 000 élèves enregistrée en 2021 et qui s’explique pour moitié, selon la mairie, par des déménagements.

La baisse de la démographie scolaire parisienne se poursuit : après une baisse inédite de 5 % en 2021, les effectifs publics de maternelle et élémentaire de la capitale ont de nouveau fondu de 3,6 % en septembre, pour compter désormais 108 500 élèves, contre environ 119 000 en 2020, a indiqué le rectorat à l’AFP, confirmant une information du JDD.

Le nombre d’élèves du premier degré dans la capitale est en baisse continue depuis une décennie. Depuis 2012, Paris a perdu 28 000 élèves, selon la même source, qui anticipe une poursuite de cette tendance mais « moins forte », avec 9 000 élèves en moins sur les trois prochaines années.

Pour cette rentrée, académie et mairie tablaient sur un moindre exil – 3 000 élèves en moins – mais « les familles ne nous informent pas six mois à l’avance » de leur départ, a souligné à l’AFP Patrick Bloche, l’adjoint à l’éducation de la maire Anne Hidalgo.

En conséquence, une cinquantaine de classes ont fermé à la rentrée, « soit moins de 1 % » des 5 500 classes parisiennes, précise l’adjoint qui prévoit un « impact plus important » en 2023.

« Il peut y avoir des fermetures mais également, de manière moins douloureuse, des fusions d’écoles », dit M. Bloche pour qui « tout dépendra des moyens fournis par le ministère ».

Avec environ « 50 000 élèves en moins en France », la baisse démographique scolaire à Paris « s’inscrit dans la baisse de la démographie nationale », relativise l’élu socialiste qui reconnaît une tendance « plus forte proportionnellement à Paris ».

Pour M. Bloche, cette baisse s’explique dans 54 % des cas par les « migrations de familles » dans le reste de l’Île-de-France ou en province. Outre « l’effet Covid » et le développement du télétravail, l’adjoint voit dans ces départs le résultat de la « pression immobilière, les montants des loyers – malgré leur encadrement – ou la réduction de l’offre locative privée ».

La capitale perd près de 10 000 habitants par an depuis une décennie.

Les autres facteurs sont la « baisse de la natalité », ce qui représente 32 % du reflux, et le départ de 600 élèves vers des écoles privées sous contrat (14 %), avance M. Bloche.

En tout, 21,7 % des élèves scolarisés à Paris le sont désormais dans le privé sous contrat, des proportions qui peuvent monter « jusqu’à 40 % » dans les arrondissements de l’ouest, indique M. Bloche.

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