Paris : appel à la grève contre la réforme des rythmes scolaires

Éducation

Le syndicat Supap-FSU des agents de la Ville de Paris appelle à la grève le 14 mars pour protester contre la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires à Paris.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

« Six mois après la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à Paris, le dispositif, qui concerne 137 000 enfants, est loin d’avoir atteint son but », dénonce le syndicat dans un communiqué publié lundi. « Pour les enfants d’abord : aucun indicateur objectif ne permet de dire qu’elle diminue leur fatigue, et faciliterait leurs apprentissages scolaires. L’effet inverse est même observé chez les enfants (de maternelle) qui perdent leurs repères temporels liés à un emploi du temps trop irrégulier et sont aussi confrontés à un très grand nombre d’adultes avec des rôles différents pendant la semaine », explique-t-il.

« Pour les personnels municipaux ensuite, animateurs, agents des écoles, dont les conditions de travail et d’exercice de leurs métiers demeurent problématiques », poursuit-il. Le syndicat dénonce des salaires insuffisants, un taux d’encadrement trop faible, le manque de « temps de préparation (…) et de moyens matériels » pour les agents de service travaillant en maternelle. « La nouvelle mandature doit absolument tenir compte de ces éléments et définir dans un avenir immédiat une feuille de route claire pour l’ensemble des agents travaillant dans les écoles », demande-t-il.

La grève pourrait être reconduite les 18, 21, 25 et 28 mars, en pleine campagne des élections municipales, prévient le syndicat.

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Pour en savoir plus :

Livre blanc

Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

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