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Plus de 18 000 réfugiés ukrainiens scolarisés en France

Publié le 21 juin 2022 à 9h55 - par

Plus de 18 000 enfants ukrainiens sont actuellement scolarisés dans les écoles, collèges et lycées français, soit environ un cinquième des réfugiés qui ont fui l’Ukraine pour s’installer en France, ont indiqué les autorités mardi 21 juin 2022 à l’AFP.

Plus de 18 000 réfugiés ukrainiens scolarisés en France

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Éducation nationale, 18 611 élèves arrivant d’Ukraine depuis le conflit avec la Russie déclenché le 24 février 2022 sont accueillis dans les classes du premier et du second degré.

Dans le détail, 10 777 enfants sont scolarisés en école, 5 930 en collège et 1 904 en lycée, selon les données arrêtées jeudi 16 juin 2022 par ce ministère.

Après une rapide augmentation du nombre d’enfants inscrits lors des trois premiers mois suivant le début de la guerre dans le système scolaire français, ouvert à tous les réfugiés, les scolarisations stagnent depuis un mois.

Le 24 mai 2022, trois mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Éducation nationale dénombrait 17 677 enfants ukrainiens scolarisés, soit environ un millier de moins qu’aujourd’hui. C’étaient alors les académies de Nice et de Versailles qui comptaient les plus importants contingents.

Le nombre d’Ukrainiens qui se sont installés en France depuis la guerre continue, lui, d’augmenter, a indiqué le patron de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), Didier Leschi, qui verse aux déplacés ukrainiens une allocation de subsistance.

Vendredi 17 juin 2022, 92 000 Ukrainiens bénéficiaient de cette allocation pour demandeurs d’asile (Ada) en France, soit « 250 allocataires de plus tous les jours en moyenne », a-t-il souligné.

L’allocation pour demandeurs d’asile, attribuée aux réfugiés ukrainiens – même si ces derniers n’ont pas besoin de demander l’asile car ils bénéficient de la « protection temporaire » accordée par l’Europe -, s’élève à 6,80 euros par jour et pour une personne.

La décélération des inscriptions d’enfants ukrainiens dans les établissements français alors que les arrivées sur le territoire sont continues (et concernent à 90 % des femmes et des enfants) peut s’expliquer par un mouvement de retour vers l’Ukraine de ces familles, pour l’instant délicat à chiffrer pour les autorités, qui ne disposent pas de statistiques fiables pour l’heure.

Ainsi, une « bonne partie » des écoliers réfugiés qui se sont parallèlement inscrits dans l’école ukrainienne de Paris, adossée à la cathédrale Saint-Volodymyr-le-Grand, « sont déjà repartis », a confié à l’AFP la directrice de l’école Nadia Myhal, sans toutefois chiffrer exactement cette tendance.

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