Rapport Unicef : le quotidien et les droits des enfants

Éducation

Le rapport de l’Unicef intitulé « Écoutons ce que les enfants ont à nous dire, l’intégration sociale des enfants : de fortes inégalités » rend compte d’une consultation menée dans 73 Villes amies des enfants partenaires de l’Unicef, entre février et juillet 2013. Il a été remis le 19 novembre 2013 aux ministres de la Famille et déléguée à la Réussite éducative.

22 500 enfants, âgés de 6 à 18 ans, ont répondu à cette consultation de l’Unicef. 133 questions « couvrant les grands domaines de leur vie quotidienne et les aires essentielles de l’exercice de leurs droits » leur ont été posées.

Leur journée de classe

Interrogés avant la mise en œuvre de la semaine de 4 jours et demi dans le 1er degré, 72 % des enfants affirment que leur journée est « trop longue et qu’ils sont trop fatigués dans l’après-midi ». 28 % reconnaissent qu’ils mettent plus d’une demi-heure pour se rendre à l’école, au collège ou au lycée le matin.

Le cadre scolaire

Le cadre scolaire ne semble « pas oppressant pour la grande majorité des répondants ». Pour autant, une « faible » proportion d’enfants seulement ose se confier à un adulte de l’école ou de l’établissement.
Sur le point particulier de la sécurité, il faut noter que 55 % des répondants disent qu’ils peuvent être « harcelés ou ennuyés par d’autres enfants ou jeunes » et 35 % avouent que « des adultes leur font peur ».

L’intégration scolaire

Cette notion recouvre divers champs (sentiment sécuritaire, bien-être, possibilité d’avoir une aide à l’école, reconnaissance des adultes et des enfants) par rapport à ses origines culturelles, son appartenance religieuse, sa couleur de peau.

L’Unicef souligne que près d’un enfant sur cinq (17 %) vit dans une situation d’intégration sociale précaire dont 7 % sont « déjà pris dans un processus de disqualification sociale ». 12,6 % des enfants ont un niveau faible d’intégration scolaire et 4,1 % un niveau très faible. L’Unicef pointe ainsi que plus de 16 % des enfants vivent l’école comme un lieu de souffrance.

Certaines catégories d’enfants sont plus en difficulté que d’autres : « 33,8 % seulement des enfants les plus démunis se sentent en sécurité à l’école alors qu’ils sont 68,4 % à éprouver ce sentiment parmi les enfants qui ne connaissent pas la privation ».

Les activités périscolaires

55 % pratiquent régulièrement une activité sportive, sur le temps du déjeuner et 49 % une activité culturelle ou artistique.

Les activités hors l’école

80 % des répondants affirment « participer à des activités avec d’autres enfants en dehors de l’école, du collège ou de leur lycée, 72 % à pratiquer un sport chaque semaine le mercredi ou le week-end et 57 % une activité de loisirs (musique, peinture, dessin…) ».

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