Les élus locaux français veulent une Europe « plus proche des territoires »

Élus

 Les principales associations d’élus locaux français ont réaffirmé mercredi à Paris leur volonté « d’une Europe plus proche des territoires et des citoyens ».

« A côté des politiques de cohésion, il faut une dimension démocratique et citoyenne », a souligné le président de l’Association des maires de grandes villes, Michel Destot (PS). « Le fossé se creuse entre les institutions européennes et les citoyens », a-t-il déploré à l’occasion d’une conférence de presse de la Maison européenne des pouvoirs locaux français (MEPLF), qui représente la plupart des collectivités locales hexagonales à Bruxelles.

 Jacques Pélissard (UMP), président de l’Association des maires de France (AMF), qui assure actuellement la présidence tournante de la MEPLF, a souligné le soutien des élus au cadre financier de l’Europe 2014-2020 proposé par la Commission européenne. Mais « ses objectifs ne pourront pas être atteints sans le concours des collectivités locales », a-t-il jugé. La MEPLF appuie également la création d’une nouvelle catégorie de régions bénéficiaires, les régions « en transition », qui ont besoin d’un soutien accru pour les rendre plus compétitives. Elle demande que les départements et les communes soient mieux associés aux instances de programmation prévues dans la future politique de cohésion, a indiqué M. Pélissard.

 Christian Pierret (PS), au nom des villes moyennes, a relevé en particulier le maintien à son niveau actuel de l’effort financier pour la politique agricole commune et pour la politique de cohésion. Pierre Jarlier (DVD), pour les petites villes, et Jean-Louis Destans (PS), pour les départements, ont rappelé l’opposition des élus à tout encadrement européen de l’organisation interne des collectivités territoriales, au nom du principe de libre administration.

La Commission européenne a proposé un budget 2014-2020 d’environ 1.000 milliards d’euros, qui sera discuté jusqu’à fin 2012 par les gouvernements et le Parlement européens qui auront le dernier mot. La Commission propose d’allouer un montant stable de 336 milliards d’euros à la politique de cohésion, 50,5 milliards au programme cadre pour la recherche et le développement, et 40 milliards à un nouveau fonds transports/énergies/technologies de l’information.

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