L’Uniopss vote pour une Europe sociale et solidaire

Élus

Les associations de solidarité interpellent les candidats à l’élection européenne via un plaidoyer « Pour une Europe solidaire, plus proche des citoyens ».

À la veille de l’élection européenne, qui se déroule ce dimanche 25 mai en France, le réseau Uniopss-Uriopss et les associations de solidarité « se mobilisent pour faire connaître leurs priorités et interpeller les candidats à travers 14 questions-clés ».

L’Uniopss et ses adhérents entendent ainsi « manifester leur engagement européen et leur attachement à l’édification d’une Europe sociale et solidaire ». « Renforcer les droits des personnes, en particulier ceux des plus vulnérables », telle doit être, selon eux, l’une des finalités des politiques construites à l’échelon européen.

À l’occasion du scrutin européen, l’Uniopss a donc rédigé un plaidoyer, intitulé « Pour une Europe solidaire, plus proche des citoyens ». Ce texte définit « quatre enjeux majeurs ».
 

Privilégier une politique européenne des solidarités

Pour l’Uniopss et ses adhérents, il s’agit, en particulier, de favoriser l’accès du plus grand nombre à des systèmes de santé performants, d’agir pour l’inclusion des personnes fragiles, de favoriser l’accès aux droits des étrangers et des réfugiés et d’impulser une politique plus ambitieuse en faveur de la jeunesse.
 

Élargir et consolider la reconnaissance des acteurs des solidarités au niveau européen

Afin d’assurer une meilleure reconnaissance du secteur associatif, l’Uniopss estime nécessaire d’améliorer la transposition des directives européennes – en priorité celles concernant les services sociaux d’intérêt général (SSIG) et les marchés publics -, de prendre en compte la non lucrativité – notamment en développant une fiscalité adaptée -, d’adopter les statuts européens de la mutuelle, de la fondation et de l’association et, enfin, d’adapter le droit aux spécificités des SSIG.
 

Renforcer la citoyenneté européenne

L’Uniopss juge primordial de rapprocher l’Europe des citoyens. Pour cela, il convient, en particulier, de favoriser les lieux d’échanges entre les citoyens et les institutions européennes, d’élaborer une charte européenne du dialogue civil et de promouvoir un modèle européen ancré sur les territoires.
 

Assurer un meilleur accès aux droits sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Sur ce volet, l’Uniopss et ses adhérents proposent des mesures concrètes. À savoir :

– La mise en place d’un revenu minimum décent,
– L’accès au droit de vote pour toute personne en situation de fragilité,
– La mise en œuvre d’un véritable droit à l’alimentation en Europe,
– Un accès facilité à la protection sociale,
– Une politique volontariste en faveur des emplois de  l’économie sociale et solidaire.

En appui de ce plaidoyer pro-européen, l’Uniopss a élaboré 14 questions autour de ces quatre enjeux. Celles-ci sont systématiquement soumises aux candidats à l’élection européenne. C’est « l’occasion, pour ces derniers, d’exprimer leur engagement en faveur d’une Europe solidaire », veulent croire l’Uniopss et les associations de solidarité.

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