Covid-19 : le télétravail exercé par « 40 % des agents de l’État, hors Éducation nationale »

Fonction publique

La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, a indiqué jeudi 12 novembre 2020 que « 40 % des agents de l’État, hors Éducation nationale » exercent actuellement en télétravail, soit une progression de « 12 points » par rapport à la semaine dernière.

« Aujourd’hui, 40 % des agents de l’État, hors Éducation nationale, télétravaillent. C’est 12 points de plus que la semaine dernière », a déclaré Mme de Montchalin sur Sud Radio.

Mais le télétravail des agents de l’État « ne pourra jamais être à 100 % », afin de garder ouverts « les guichets de la CAF, les guichets de l’assurance vieillesse, les guichets de Pôle emploi, et bien sûr nos écoles » et conserver « nos forces de l’ordre sur le terrain », a-t-elle ajouté, en soulignant que « les services publics sont essentiels dans la période ».

« Nous devons à tout prix éviter que certains services publics, comme au premier confinement, ferment », a insisté la ministre, qui a « des échanges avec les syndicats toutes les semaines ».

« Je donne des instructions très claires. Tout ce qui peut être télétravaillé est télétravaillé, tout ce qui doit être maintenu pour que la continuité du service public soit là est maintenu (…) Ce qui est la norme, c’est qu’aujourd’hui, tout ce qui peut être télétravaillé doit être télétravaillé, cinq jours sur cinq. On a les mêmes instructions pour tous les employeurs du pays », a-t-elle dit.

Pour développer « au maximum le télétravail », a-t-elle relevé, « on a équipé 125 000 agents en quelques mois, depuis le confinement. On vient de recommander 50 000 nouveaux ordinateurs ».

« Dans le plan de relance », sont prévus « 200 millions d’euros que nous investissons pour que les agents publics puissent travailler beaucoup plus facilement en mobilité, comme au bureau depuis chez eux », a-t-elle noté.

Une « charte d’engagement de continuité » d’activité va être « déployée dans les tout prochains jours », a-t-elle indiqué. Elle définira « comment on maintient les guichets ouverts, comment bien sûr on protège les usagers et les agents, comment aussi on respecte les délais et surtout comment, de manière proactive, de manière volontariste, on s’occupe des personnes les plus fragiles, les chômeurs en fin de droit, les étudiants précaires, les retraités isolés », a-t-elle énuméré.

Concernant la nomination des futurs sous-préfets à la relance, il n’y a « aucun retard », selon la ministre. « Plus de 200 candidatures » ont été reçues, « 30 postes vont être très rapidement pourvus. Dans quelques jours, on aura d’ailleurs les premiers ».

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