Devant les maires de villes moyennes, Anne-Marie Escoffier prône des « pôles d’équilibre »

Intercommunalité

La ministre déléguée à la Décentralisation Anne-Marie Escoffier a déclaré vouloir introduire dans la réforme territoriale examinée cette semaine au Sénat la notion de « pôles d’équilibre », après que les villes moyennes se soient dites jeudi 6 juin « inquiètes » d’un déséquilibre au profit des métropoles.

« Les villes moyennes sont de véritables poumons de notre territoire (…), il faut impérativement les protéger d’un risque d’asphyxie », a affirmé Anne-Marie Escoffier à l’ouverture pour deux jours, à Colmar, des 6es Assises des villes moyennes. Selon la ministre, « il existe des zones intersticielles essentielles qui réunissent les territoires entre eux, ce sont les pôles d’équilibre » et « nous allons introduire » cette notion dans le projet de loi en discussion au Sénat, qui porte sur l’organisation de l’action publique territoriale et sur « l’affirmation des métropoles », selon son intitulé officiel.

Anne-Marie Escoffier a indiqué ensuite à la presse que cet ajout, sous forme d’amendement gouvernemental, viserait à organiser, a priori « de manière un peu informelle, la complémentarité » entre les types de collectivités. « C’est un peu la notion initiale de pays », a-t-elle dit, ajoutant que « la notion de pôles d’équilibre » serait « approfondie » dans le deuxième texte sur la réforme territoriale dont le Parlement doit être saisi à l’automne.

Auparavant, le maire de Colmar Gilbert Meyer (UMP) avait déclaré que les villes moyennes étaient « inquiètes (…) face à la place qu’elles doivent tenir dans un paysage institutionnel en mutation ». Le projet de loi examiné au Sénat mise sur la constitution de métropoles « de taille européenne » pour servir de locomotives au développement économique sur les territoires. Selon le maire de Colmar, « le risque qui nous guette est celui de voir les grandes agglomérations attirer à elles les vecteurs de richesses quand dans le même temps, les restructurations économiques pourraient peser lourdement sur les villes moyennes ».

Pour sa part, le président de la Fédération des villes moyennes (FMV) Christian Pierret, a rappelé que « 20 % de l’emploi, 20 % des étudiants, 60 % des entreprises de taille intermédiaire sont dans les villes moyennes ». »Nous comptons dans l’espace français, et nous voudrions voir reconnaître que l’aménagement du territoire est structuré par les villes petites et moyennes », a dit le maire de Saint-Dié (Vosges).
 

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