Fonction publique : les femmes gagnent du terrain dans l'encadrement supérieur

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Depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande en mai, les femmes ont représenté « près de 30 % des nominations » dans les emplois supérieurs de l’État, a dit mercredi 23 janvier la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, tout en relevant « de fortes inégalités » d’un ministère à l’autre.

Depuis le 1er janvier, la loi impose que les nominations dans l’encadrement dirigeant des trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière) soient pourvues par au moins 20 % de femmes. Ce taux sera porté à 30 % à partir de 2015 et 40 % à partir de 2018.

Dans une communication en Conseil des ministres, Mme Lebranchu a salué des résultats « encourageants ». « Depuis mai 2012, les femmes ont représenté près du tiers (25) des 77 agents nouvellement nommés sur des emplois de sous-directeur, chef de service, directeur de projet et expert de haut niveau des administrations centrales, soit une hausse de près de 17 % par rapport aux quatre premiers mois de l’année 2012 ».

« S’agissant des emplois de cadres dirigeants, la proportion a atteint 28 % des 96 premières nominations intervenues sur la même période, soit 27 femmes », a-t-elle souligné. Mme Lebranchu a affirmé que le gouvernement avait « anticipé » l’objectif de la loi et l’ambition « d’atteindre l’objectif de 40 % dès 2017 ».

Pour autant, la ministre a constaté « de fortes inégalités » d’un ministère à l’autre et estimé qu' »un effort significatif reste à réaliser ». Les femmes sont sous-représentées dans les hautes sphères de la fonction publique alors qu’elles constituent 60 % de l’ensemble des 5,3 millions d’agents. Environ 5 000 emplois sont concernés par la mise en place des quotas.
 

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