Rémunération des fonctionnaires : Solidaires dit non, l’accord très compromis

Rémunération

Solidaires s’est prononcé contre le projet d’accord sur la rémunération des fonctionnaires présenté par la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, qui ne peut désormais plus espérer d’accord majoritaire, sauf surprise venant de la CGT, a annoncé vendredi 25 septembre le syndicat.

Pour être validée, la révision proposée de toutes les grilles de rémunération doit recueillir l’aval de syndicats représentant au moins 50 % des voix aux élections professionnelles.

Jusqu’à présent, seules la FSU (7,9%), la CFTC (3,3 %), la CFE-CGC (2,9 %), la FA-FP (2,9 %), l’Unsa (10,4 %) et la CFDT (19,3 %) ont indiqué qu’elles signeraient le texte ouvert à signature jusqu’au 30 septembre, soit un total de 46,7 % des voix.

Avant Solidaires (6,86 %), FO (18,6 %) l’avait déjà jugé « inacceptable ».

Seule la CGT (23,1 %) ne s’est pas encore prononcée. Elle doit le faire mardi prochain.

Dans un communiqué publié vendredi, Solidaires avance plusieurs « griefs », dont celui d’un « chantage à la signature qui réserve aux seuls signataires la possibilité de poursuivre les discussions sur l’ensemble des thèmes traités par ce protocole », « l’inégalité de traitement entre les catégories » et « la faiblesse des propositions pour la catégorie C », la moins qualifiée.

Alors que le point d’indice qui sert de base au calcul des salaires des fonctionnaires est gelé depuis 2010, le projet d’accord propose de remplacer une part des primes par une grille revalorisée, et d’ajouter des mesures complémentaires de revalorisation des grilles.

Pour les agents en début de carrière, le gain s’échelonnerait de 31 à 74 euros bruts mensuels dès 2017, selon la catégorie.

En contrepartie, l’idée est d’allonger les carrières. En clair, il faudra plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire, la durée actuelle étant d’environ 25 ans.

Le texte pose aussi le principe d’une négociation salariale en février 2016, qui sera remise en cause en l’absence d’accords, a prévenu la ministre.

Après une consultation interne qui a révélé « de très nombreuses réticences », la CFTC a décidé de signer l’accord, conformément au vœu exprimé par la majorité de ses adhérents.

« S’il comporte de nombreux reculs, notamment l’avancement d’échelon à la durée moyenne ou l’allongement des carrières, il permettra tout de même de débloquer le gel des rémunérations des agents publics et des fonctionnaires », a-t-elle justifié vendredi dans un communiqué.

 

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