La vidéoprotection, omniprésente dans les villes moyennes

Sécurité

Toutes les villes moyennes ont un service de police municipale (avec 4,5 agents en moyenne). Les policiers municipaux sont souvent équipés de moyens d’intervention modernes : géolocalisation, caméras piétons, vidéosurveillance… S’ils collaborent avec la police d’État, ils ne veulent pas pour autant devenir une « réserve d’ajustement » pour les missions de police administrative.

Policiers municipaux, agents de surveillance de la voie publique (ASVP), opérateurs vidéo et médiateurs : la quasi-totalité des villes moyennes disposent d’agents de police municipale, comme le  montre le quatrième panorama de Villes de France. Une police municipale qui se veut à la fois police de proximité, au contact de la population, et relais d’information du maire. Mais c’est aussi une police qui se modernise. De plus en plus, les communes utilisent des moyens d’intervention comme la géolocalisation ou les caméras piétons – les vingt-deux villes qui les ont adoptées souhaitent les conserver et deux villes supplémentaires ont l’intention de s’en doter l’an prochain.

Presque toutes les villes interrogées (87 %) estiment que la police municipale ne doit pas assurer seule le respect de la réglementation sur la circulation et le stationnement, « même s’il s’agit de plus  plus d’un domaine réservé avec la décentralisation du stationnement », précise l’étude. En majorité (55 %), les communes pensent souhaitable que les polices municipales agissent en complémentarité de la police d’État, avec des missions centrées sur le « petit judiciaire ». Mais huit sur dix sont défavorables à ce que les polices municipales deviennent un jour une « réserve d’ajustement » de la police d’État pour les missions de police administrative.

Une grande partie de l’enquête est consacrée à la vidéoprotection, qui se généralise dans les villes de France. En effet, neuf sur dix, contre huit sur dix en 2017, disposent de caméras sur la voie publique : soit, en moyenne, 58 caméras par commune, sans relation entre leur nombre et l’importance de la population. Ces dispositifs sont orientés en priorité vers la protection des biens et des personnes, ainsi qu’à la résolution des crimes et délits. Seules quelques villes, généralement confrontées à une circulation dense (Île-de-France, zones littorales…), utilisent les caméras pour verbaliser les automobilistes – vidéoverbalisation -. Comme le précise l’enquête, la vidéoprotection est aujourd’hui devenue presque incontournable pour renforcer la sécurité et a surveillance aux abords des écoles, des bâtiments accessibles au public et des sites touristiques. En moyenne, 4,4 équivalents temps plein (ETP) sont chargés de la vidéosurveillance.

Quant aux conventions de coordination, les communes les considèrent positivement : elles répondent en pratique à leurs attentes, pour plus de quatre villes sur cinq, et sont utiles à un travail partenarial, pour neuf villes sur dix. Ces conventions sont conclues entre le maire, le président de l’EPCI et le représentant de l’État, lorsque le service de police municipale comporte au moins cinq emplois d’agents de police municipale. Elles précisent la nature et les lieux d’intervention des policiers municipaux, et les modalités de coordination de leurs interventions avec celles de la police et de la gendarmerie nationales.

Marie Gasnier

L’effectif moyen s’élève à une trentaine d’agents par service, répartis entre un et plus de treize policiers municipaux pour 10 000 habitants selon la taille de la commune ; soit, en moyenne, 4,5 agents de police municipale par commune. Majoritairement équipés d’armes à feu (29 villes sur 51), plus des trois quarts des policiers municipaux disposent au minimum d’armes non létales : Taser ou flashball.

 

L’association d’élus a interrogé cinquante et une villes représentatives des villes moyennes (dont la population est comprise entre 15 000 et 100 000 habitants).

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