Perpignan instaure des patrouilles de nuit des policiers municipaux

Sécurité

Pour lutter contre l’insécurité et les incivilités à Perpignan, la police municipale a entamé cette semaine des patrouilles de nuit, une initiative du nouveau maire, Louis Aliot, élu en juin 2020.

Dans la nuit du 2 au 3 novembre, trois patrouilles de trois policiers ont sillonné cette ville de 120 000 habitants entre 20h30 et 06h30. « Ce n’est normalement pas la mission des policiers municipaux, mais on pense qu’elles auront un impact dissuasif », dit le nouveau maire RN de Perpignan. 

Jusque-là, seule la police nationale assurait une présence policière nocturne.

Depuis son arrivée à la tête de la ville en juillet, Louis Aliot a nommé un nouveau chef de la police municipale, un ancien cadre de la PJ en région parisienne, et ouvert dans le centre de Perpignan deux nouveaux postes de police municipale, dont un abrite une section dédiée aux violences conjugales.

Programmées avant le reconfinement, les premières patrouilles ont débouché sur trois gardes à vue pour détention d’arme, ouverture illégale d’un commerce, tapage nocturne, selon le maire, ses policiers municipaux ayant signalé les contrevenants à la police nationale, seule habilitée à procéder à un placement en garde à vue.

En temps de confinement et de fermeture des commerces, une attention particulière est portée sur la prévention des cambriolages dans des zones commerciales.

Le précédent maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol (LR, 2009-2020), mettait en avant que Perpignan était dotée de la 1re police municipale de France en nombre d’agents par habitant. « Mais ils cessaient leur service à l’heure où les voyous sortent », ironise le maire RN de Perpignan.

« La police municipale était bien équipée en nombre et en matériel, mais la stratégie n’était pas la bonne, nous remettons les choses à leur place », considère Louis Aliot.

La lutte contre l’insécurité et les incivilités était une des promesses de campagne du dirigeant du Rassemblement national.

Avant le reconfinement, le maire de Perpignan avait ordonné en septembre la fermeture des épiceries de nuit, entre 22h à 06h, à l’origine selon lui de tapage nocturne, trafics et ivresse publique.

De son côté, l’État a envoyé 24 policiers supplémentaires au 1er septembre, pour renforcer le contingent de la police nationale à Perpignan.

« C’est très bien, mais il y a eu avant cela un désengagement de la police nationale sur le terrain, estime M. Aliot. Par manque de moyens, on constate que peu a peu, la police municipale se substitue à la police nationale. »

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