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Mieux intégrer la biodiversité dans la planification territoriale

Publié le 30 novembre 2022 à 12h20, mis à jour le 30 novembre 2022 à 11h30 - par

La Fédération nationale des SCoT vient de conclure un partenariat avec l’Office français de la biodiversité.

À l’occasion du Salon des maires et des collectivités locales, le président de la Fédération nationale des SCoT, Michel Heinrich, et le directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB), Pierre Dubreuil, ont signé, le 24 novembre 2022, une nouvelle convention de partenariat. Leur objectif commun : favoriser l’intégration de la biodiversité dans la planification territoriale.

Lutte contre l’artificialisation des sols, changement climatique, gestion des risques, réindustrialisation et souveraineté alimentaire, la France vit aujourd’hui une « véritable révolution dans l’aménagement de son territoire », estime la Fédération nationale des SCoT. Cette association d’élus représentant les structures porteuses d’un schéma de cohérence territoriale (SCoT) est convaincue que la réponse à ces enjeux passe, notamment, par une meilleure prise en compte de la biodiversité dans la planification territoriale. Cette conviction est pleinement partagée par l’OFB, établissement public de l’État créé le 1er janvier 2020.

Michel Heinrich invite ainsi à poser un autre regard sur les espaces naturels, qui sont « autant d’opportunités de développement, d’attractivité et de préservation du territoire que le bâti. Il faut arrêter d’appréhender ces espaces comme des contraintes supplémentaires, mais plutôt parvenir à les intégrer dans des projets stratégiques de territoires ». La Fédération va d’ailleurs s’attacher à essaimer les bonnes pratiques en termes d’intégration de la biodiversité dans les SCoT grâce à une publication spécifique en 2023. L’OFB la diffusera dans ses centres de ressources.

Pour le directeur général de l’OFB, le Salon des maires et des collectivités locales a offert l’occasion de rappeler l’importance d’un dialogue étroit entre collectivités et gestionnaires d’aires protégées. Pierre Dubreuil a également insisté sur l’avancée que constitue la loi Climat et Résilience pour la consolidation de la Trame verte et bleue, qui s’articule pleinement avec la mise en œuvre de l’objectif « zéro artificialisation nette » (ZAN).

Beaucoup de travaux sur les sols concernent les espaces agricoles, alors qu’avec la mise en œuvre de l’objectif ZAN, l’enjeu est aussi d’inclure cette question dans l’enveloppe urbaine, soutiennent la Fédération nationale des SCoT et l’OFB. La définition d’un gradient de naturalité du tissu urbain, en croisant par exemple plusieurs critères, comme l’indice de perméabilité des sols, le taux d’occupation des sols par le végétal, ainsi que la diversification des strates végétales, pourrait permettre de renforcer la place accordée aux sols vivants dans la planification territoriale. Pour cela, la Fédération nationale des SCoT s’inspirera de la démarche initiée par la Métropole de Tours pour créer, en 2023, la méthodologie d’un atlas des sols déclinable sur l’ensemble des territoires de SCoT. « Mobiliser les acteurs pour qu’ils protègent les sols vivants et les restaurent, c’est contribuer à rendre tangible le fait d’habiter et de produire sans détruire les écosystèmes et sans altérer les services vitaux qu’ils rendent », conclut le directeur général de l’OFB.