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Une étude confirme la dynamique immobilière des villes moyennes

Publié le 3 juin 2022 à 9h21 - par

Le Conseil supérieur du notariat et l’ANCT viennent de publier les premiers résultats du 3e Baromètre de l’immobilier des villes moyennes.

Une étude confirme la dynamique immobilière des villes moyennes

Le Conseil supérieur du notariat (CSN) et l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) ont présenté, fin mai 2022, les premiers résultats du « 3e Baromètre de l’immobilier des villes moyennes – Notaires de France / Action cœur de ville ». Ce baromètre constitue un outil d’analyse et de suivi annuel de l’évolution du marché de l’immobilier dans les villes bénéficiaires du programme national Action cœur de ville (ACV). L’objectif de cette politique interministérielle de l’État, conduite avec le concours de la Banque des Territoires (Groupe Caisse des dépôts), d’Action logement et de l’Anah, est de faire (re)venir habitants, commerces, services et activités en ville, de lutter contre l’étalement urbain et d’œuvrer à un cadre de ville plus naturel et attractif. À cet effet, ce programme donne notamment la priorité à la rénovation de l’habitat ancien, la construction durable, la requalification de l’espace public, la nature en ville et les mobilités actives.

Les résultats complets pour l’année 2021 seront détaillés dans le 3e Baromètre, qui sera dévoilé le 21 juin 2022. Dans l’attente, voici les principaux éléments à retenir :

  • Une tendance entre 2018 et 2021 révélatrice de l’attractivité nouvelle des villes ACV, avec une augmentation de 17 % des ventes et de 20 % dans l’ensemble des agglomérations ACV ;
  • Une reprise post-Covid qui se confirme, avec 12 % d’augmentation du volume des ventes en 2021 par rapport à 2020, soit 14 560 mutations supplémentaires dans les villes ACV étudiées ;
  • L’ensemble des régions sont concernées par cette augmentation des volumes de ventes dans les villes bénéficiaires du programme entre 2020 et 2021 ;
  • Cette augmentation du volume des ventes est couplée à une progression du prix de l’immobilier dans 137 villes (sur 200 étudiées) sur la période 2018-2021. En 2021, le prix médian du m2 est de 1 557 euros pour les appartements et de 183 883 euros pour les maisons ;
  • Un prix médian au m2 qui reste toujours beaucoup plus accessible que celui des grandes villes, pour des biens de plus grandes surfaces.

Si elle connaît une évolution positive et constante depuis 2018, l’attractivité des villes moyennes ACV s’est donc confirmée en 2021. « Il s’agit avant tout d’un marché d’utilisateurs, qui offre aux ménages la possibilité d’accéder à des biens de qualité, de superficie plus importante et à des prix plus accessibles que dans les grandes villes, expliquent les promoteurs du baromètre. Le dynamisme du marché de l’immobilier dans ces agglomérations confirme donc une volonté de plus en plus soutenue d’habiter, de travailler et de d’évoluer dans des villes à taille humaine offrant un cadre de vie agréable et une offre de logements accessibles. »

Le marché de l’immobilier des villes moyennes reste dynamique, surtout grâce aux villes-centres ACV qui continuent d’attirer et représentent plus de la moitié des volumes de ventes en 2021 dans ces agglomérations. Plus précisément, hors Île-de-France :

  • 84 villes Action cœur de ville sur les 200 analysées (soit 42 %) sont plus dynamiques que le reste de leur établissement public de coopération intercommunale (EPCI) ;
  • Parmi ces 84 villes, pour 11 % des villes du programme, ce sont même les villes-centres qui portent le marché local face à une périphérie qui décroît ;
  • À l’inverse, pour 24 des villes du programme, la périphérie reste plus dynamique que la ville-centre qui maintient ou voit décroître son marché ;
  • Enfin, 28 villes (14 %) ont un développement similaire avec le reste du territoire de leur EPCI.

Entre 2020 et 2021, on observe, à la fois, une hausse des prix de l’immobilier et une hausse du volume des ventes dans 109 villes du programme. Sur la période 2018-2021, ce sont 137 villes sur les 200 étudiées qui connaissent ce mouvement, « preuve d’un dynamisme retrouvé du marché immobilier local », concluent le CSN et l’ANCT.