Open data : création de la fonction d’administrateur général des données

Administration

La ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’État et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu a annoncé au Conseil des ministres du 21 mai la création d’une fonction d’administrateur général des données (chief data officer).

La politique d’ouverture des données publiques menée par le gouvernement depuis deux ans connaît un bilan positif, a déclaré la ministre lors de sa communication en Conseil des ministres, insistant par la même occasion sur l’impératif d’ouvrir les données publiques car il s’agit « d’un outil au service de la démocratie, du redressement productif et de la créativité de notre pays ».

Lancé en décembre 2013, le portail data.gouv.fr est le premier site au monde à proposer aux usagers d’enrichir et d’améliorer les données disponibles, et également d’en déposer de nouvelles.

De même, la décision d’adhérer au « partenariat pour un gouvernement ouvert » (OGP) le 24 avril dernier, annoncée lors de la Conférence de Paris sur l’Open data et le gouvernement ouvert, a été saluée par les partenaires internationaux.

Pour la ministre, il est nécessaire d’accélérer le mouvement engagé vers l’Open data et d’élaborer une pratique interministérielle d’utilisation des données car « ces données publiques sont autant de ressources pour trouver des économies intelligentes, améliorer l’efficacité des politiques publiques et développer de meilleurs services pour nos concitoyens ».

Premier État européen à se doter d’une fonction d’administrateur général des données (chief data officer), expérimentée dans de nombreuses entreprises et collectivités locales, notamment aux États-Unis, la France fait preuve d’une belle innovation publique.

Autorisé à connaître les données détenues par l’administration de l’État et ses opérateurs, cet administrateur aura pour mission :
 

  • d’organiser une meilleure circulation des données dans l’économie comme au sein de l’administration ;
  • dans le respect de la vie privée et des différents secrets légaux ;
  • de veiller à la production ou à l’acquisition de données essentielles ;
  • de lancer des expérimentations pour éclairer la décision publique ;
  • de diffuser outils, méthodes et culture de la donnée au sein des administrations et au service de leurs objectifs respectifs.

Posté le par Rédaction Weka

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum