Développement durable : les villes moyennes privilégient les « circuits courts »

Développement durable

Les villes moyennes souhaitent valoriser leur économie de proximité, afin de soutenir le dynamisme local et la compétitivité, tout en respectant le développement durable.

Valoriser les ressources locales pour assurer la compétitivité, la cohésion sociale et la transition énergétique des territoires, afin de mieux faire face à la mondialisation… Pour y parvenir, les villes moyennes s’engagent dans de nouvelles organisations économiques qui privilégient les « circuits courts » : des relations qui mettent en jeu, au maximum, un seul intermédiaire entre un producteur et un consommateur, dans un espace limité : quartier, éco-quartier, commune…

Il ne s’agit pas, pour autant, de se trouver dans une situation de repli ni d’afficher une « autarcie nostalgique », a précisé Christian Pierret, président de la Fédération des villes moyennes (FVM), le 11 décembre 2013, lors des 5es Rendez-vous de l’intelligence locale. Une attention particulière doit également être portée à la recherche d’harmonie entre l’économie locale et l’environnement.

Emplois non délocalisables

Les circuits courts s’appuient sur l’innovation – sociale, humaine et technique – et portent une vision à long terme de la collectivité. Ils présentent aussi l’avantage de créer des emplois qui ne peuvent pas être délocalisés. Mais il n’existe pas de modèle unique, ainsi que le montrent diverses expériences présentées le 11 décembre.

La communauté urbaine d’Alençon (55 communes, 57 288 habitants) a entrepris d’étendre le maraîchage en périphérie urbaine, grâce à la maîtrise foncière des terrains.

Son programme de « développement économique par l’alimentation locale » (Deal) réunit de nombreux partenaires : chambres d’agriculture, conseil général de l’Orne, conseil régional de Basse-Normandie, parc naturel, groupements d’agriculture biologique, société d’aménagement foncier et rural (Safer), associations de commerçants… Il a pour objectif d’approvisionner les cantines scolaires et les restaurants collectifs avec des produits locaux, mais aussi d’inciter les restaurateurs, comme un chef étoilé de Bagnoles-de-l’Orne, à en faire autant.

Une seule structure pour la recherche d’emploi

Saint-Dié-des-Vosges (Vosges, 22 306 habitants) s’est tournée vers l’innovation depuis plus de vingt ans, avec son pôle d’excellence « VirtuReal ».

Au départ centre de recherche et d’innovation, le pôle s’est tourné vers la formation, en créant une école d’ingénieurs avec l’École des Mines de Nancy. Elle offre désormais également une plateforme qui permet de construire des objets à partir d’images numériques, grâce à la « stratoconception », comme le font les imprimantes 3D. Ce procédé d’outillage rapide, qui évite de passer par des chaînes lourdes, est utilisé directement par une vingtaine de partenaires industriels qui en apprécient l’énorme gain de temps : Areva, Airbus, Snecma…

Ancien territoire agricole, Vitré (Ille-et-Vilaine, 36 communes, 65 451 habitants) s’est industrialisée grâce à une mise en réseau des acteurs de l’insertion et du développement économique.

Pour faciliter les relations entre entreprises et chercheurs d’emploi, et faire gagner du temps à tous, la communauté d’agglomération a réuni l’antenne locale de Pôle emploi et la maison de l’emploi sous une direction unique : un chef d’entreprise – et non un élu.

Par ailleurs, des artisans de 60 à 85 ans apprennent aux jeunes comment utiliser les outils (« L’outil en main ») ; tous trouvent ensuite un emploi. Bilan de cette politique : un taux de chômage de 6 % (3,5 % il y a quelques années).

Afin de promouvoir ces nouveaux modèles économiques, les villes moyennes ont lancé, avec la Caisse des Dépôts et l’Institut CDC pour la recherche, un manifeste intitulé « Quand les territoires s’approprient leur économie ».

 

Martine Courgnaud – Del Ry

 

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