Le contexte de la mobilisation syndicale et les prévisions de grève
Approche-t-on du point de non-retour dans la Fonction publique ? Les huit organisations syndicales représentatives – CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP – ont appelé les agents à une journée de mobilisation et à des manifestations à la rentrée, « intégrant la perspective d’une grève » le 29 septembre 2026 face à « l’absence de réponse salariale immédiate du gouvernement », selon un communiqué commun.
C’est l’enjeu des rémunérations qui cristallise une fois encore les revendications, alors qu’une réunion sur le sujet est prévue début juillet entre gouvernement et syndicats notamment.
Les revendications statutaires et la revalorisation du point d’indice
Les huit organisations réitèrent leurs demandes de mesures urgentes et immédiates, notamment une « revalorisation significative » de la valeur du point d’indice sur la base duquel une partie de la rémunération des agents est calculée et qui est gelé depuis trois ans, ou encore le rétablissement d’une prime en faveur du pouvoir d’achat, suspendue en 2024.
Les syndicats réclament aussi une refonte des grilles indiciaires qui structurent les carrières afin d’offrir une « véritable progression » aux agents.
Si le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a récemment fait le constat d’un système de rémunérations des fonctionnaires « arrivé en bout de course » et qui « devient obsolète », le gouvernement ne semble jusqu’ici pas prêt à faire un geste sur les salaires.
Le rendez-vous salarial prévu pour l’heure le 6 juillet par le ministre est donc très attendu.
« Si c’est encore pour remettre à plus tard, ça ne sera plus tenable », a averti la coordinatrice de la CGT Fonction publique, Sylviane Brousse, jointe par l’AFP.
« Il faut rompre ce dialogue de sourd », a appuyé auprès de l’AFP le secrétaire général de l’Unsa Fonction publique, Luc Farré. « On ne peut pas continuer à jeter des fleurs aux agents publics et tourner la tête » quand il s’agit de parler des rémunérations, a-t-il ajouté.
Les revendications risquent toutefois de se heurter à une situation des finances publiques jugée préoccupante par le gouvernement, avec un déficit qu’il souhaiterait ramener à 5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026. Une équation qui semble difficile à résoudre, notamment compte tenu des conséquences de la guerre au Moyen-Orient et de l’inflation.
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