Faute personnelle justifiant un refus de protection fonctionnelle

Droits et obligations

Dans un arrêt du 11 février 2015, la Haute Juridiction précise les conditions pour lesquelles une faute personnelle justifie que la protection fonctionnelle soit refusée à un agent.

En vertu d’un principe général du droit qui s’applique à tous les agents publics, lorsqu’un agent public est mis en cause par un tiers à raison de ses fonctions, il incombe à la collectivité publique dont il dépend de lui accorder sa protection dans le cas où il fait l’objet de poursuites pénales, sauf s’il a commis une faute personnelle.

Une faute d’un agent de l’État qui, eu égard à sa nature, aux conditions dans lesquelles elle a été commise, aux objectifs poursuivis par son auteur et aux fonctions exercées par celui-ci est d’une particulière gravité, doit être regardée comme une faute personnelle justifiant que la protection fonctionnelle soit refusée à l’agent, alors même que, commise à l’occasion de l’exercice des fonctions.

 

Source : Conseil d’État, 6e / 1erSSR, 11 février 2015, n° 372359, Publié au recueil Lebon

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