La Cnaf encourage l’accueil des jeunes sur des horaires étendus

Éducation

Les CAF peuvent apporter un soutien financier aux accueils collectifs de mineurs proposant des activités jusqu’à 20 heures.

Le plan interministériel de prévention et de lutte contre les  violences liées aux bandes et groupes informels, présenté mi-juin par le ministre de l’Intérieur, comporte un volet « prévention » qui mobilise la branche Famille. Dans ce cadre, la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) encourage les projets visant à  proposer des solutions aux parents entre la fermeture des accueils institutionnels et leur retour du travail par un soutien financier aux  accueils et activités sur la tranche horaire 18h-20h. À cet effet, le conseil d’administration de la Caisse a débloqué une enveloppe budgétaire de 2 millions d’euros. Ainsi, depuis le 1er septembre, les  Caisses d’allocations familiales (CAF) peuvent accorder un financement spécifique destiné à compenser les coûts supplémentaires d’une offre en horaires élargis, afin de permettre d’accueillir plus tardivement les enfants et adolescents dont les parents travaillent sur des horaires étendus. À titre indicatif, le montant de la subvention peut représenter l’équivalent de 3,50 euros par heure et par enfant présent sur les temps d’accueil au-delà de 18h.

Seuls les accueils de loisirs périscolaires, ainsi que les accueils adolescents déclarés au titre des accueils collectifs de mineurs (ACM), qui étendent leurs horaires sont éligibles. Les accueils de loisirs extrascolaires sont, en revanche, exclus du dispositif. L’accompagnement financier des CAF est donc destiné aux projets qui :

  • Proposent des extensions horaires en fin de journée au-delà des horaires habituels et qui donnent lieu à des surcoûts avérés ;
  • Répondent à des besoins spécifiques territoriaux identifiés et justifiés, notamment les besoins des familles en matière de conciliation vie familiale-vie professionnelle grâce à l’accueil des enfants et des adolescents dans les accueils de loisirs sans hébergement (ALSH) ou les accueils de jeunes ;
  • Organisent des activités de qualité, adaptées aux publics et aux spécificités d’un accueil potentiellement long en fin de journée ;
  • Sont situés dans des territoires ciblés, notamment en grande couronne d’Île-de-France, dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV) et/ou sur des territoires en prise à des difficultés avérées de violences liées aux bandes et groupes informels.

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