Métier de professeur : les syndicats endossent l’accord « historique » sur un nouveau texte

Éducation

Les principaux syndicats d’enseignement ont formellement endossé jeudi l’accord « historique » conclu avec le ministère de l’Éducation nationale sur un texte qui redéfinit le métier d’enseignant dans le secondaire en remplaçant les sacro-saints décrets de 1950 dès la rentrée 2015.

« Ce vote vient confirmer l’accord historique sur l’évolution du métier d’enseignant du second degré conclu il y a quelques semaines, au terme de plusieurs mois de discussions avec les organisations syndicales représentatives », s’est félicité le ministre Vincent Peillon dans un communiqué. Soumis jeudi au vote consultatif mais lourdement symbolique des syndicats d’enseignants en conseil technique ministériel (CTM), ce texte sera applicable à la rentrée 2015. Les gouvernements précédents s’étaient cassé les dents à chaque fois qu’ils avaient tenté de toucher aux décrets de 1950, qui définissent le métier d’enseignant au collège et au lycée uniquement par le temps passé devant une classe (18 heures par semaine pour les professeurs certifiés et 15 heures pour les agrégés).

Le nouveau projet de décret reconnaît le travail des enseignants en dehors des heures de classe, pendant la préparation et la recherche en amont d’un cours, le suivi et l’évaluation des élèves, le travail en équipe, la formation ou encore les rencontres avec les parents d’élèves. Pour les établissements en éducation prioritaire, le texte prévoit des décharges horaires pour le travail en équipe, le suivi des élèves et les relations avec les parents. Cela se traduira dès la rentrée 2014 par 1H30 de cours en moins à assurer pour les professeurs certifiés au collège. Un second projet de décret prévoit également des aménagements pour les enseignants du primaire en éducation prioritaire, qui bénéficieront de neuf journées libres par an à compter de la rentrée prochaine. « Les missions complémentaires exercées par certains enseignants, correspondant à des responsabilités particulières » feront l’objet « d’une reconnaissance indemnitaire », selon le ministère, qui n’a pas encore discuté du montant des primes qui seront accordées, même si le chiffre de 30 millions d’euros d’enveloppe globale circule chez les syndicats.

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