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Les employeurs de l’économie sociale réclament un milliard d’euros d’aides

Publié le 21 octobre 2020 à 6h25 - par

L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) a demandé mardi 20 octobre 2020 l’élargissement à un milliard d’euros du fonds d’investissement utilisé pour financer les mesures d’aide du secteur, contre 400 millions d’euros initialement prévus dans le plan de relance.

Les employeurs de l'économie sociale réclament un milliard d'euros d'aides

L’organisation patronale de l’ESS a indiqué dans un communiqué souhaiter la mise en place d’un « fonds d’investissement dédié et transversal doté en fonds propres d’un milliard d’euros piloté par la Caisse des dépôts » pour secourir une filière particulièrement exposée aux conséquences économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19.

« Dans les annonces du plan France Relance, il y a un fléchage prévu concernant le développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans les territoires, d’une part auprès de la Caisse des dépôts à hauteur de 300 millions et d’autre part auprès de BPIFrance pour 100 millions d’euros », a développé Hugues Vidor, le président de l’Udes, lors d’une conférence de presse.

« Ce qu’on souhaite, c’est que ces 400 millions d’euros puissent être élargis à un milliard, de façon notamment à accroître le soutien aux entreprises de l’ESS les plus en difficulté », a-t-il ajouté.

Selon lui, les études réalisés en septembre décrivent actuellement un « climat mortifère », tout particulièrement dans les entreprises associatives qui emploient 1,8 des 2,4 millions de salariés de l’ESS.

Selon l’Udes, « 33 % des entreprises associatives craignent de ne pas pouvoir maintenir leur effectif salarié » et « 4 000 associations risquent le dépôt de bilan ». Les acteurs des milieux événementiel, culturel et sportif, ainsi que médico-social font figure d’acteurs les plus fragiles.

L’Udes, qui souhaite la prise en charge de l’activité partielle au-delà du 31 décembre 2020 et la suppression des charges sociales jusqu’en juin 2021, milite également pour la création d’un « crédit d’impôt à l’innovation sociale ».

Celui-ci pourrait atteindre, selon M. Vidor, « 1 % des 20 milliards de baisses d’impôts de production » acceptées par le gouvernement pour relocaliser l’industrie.

L’Udes pousse enfin pour accorder un « soutien accru » au secteur médico-social et aux professionnels de l’accompagnement à domicile, grands oubliés au printemps du Ségur de la Santé, afin de répondre aux besoins de la population estimés à 6 milliards d’euros d’ici 2024 et 9 milliards d’euros d’ici 2030.

L’Udes évalue à 600 millions d’euros « minimum » le plan de revalorisation des salaires de ces acteurs contre les 200 000 euros que le gouvernement a annoncé en année pleine la semaine dernière.

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