Menu actualité

Thématiques

Flambée de l’énergie : des maires et élus réunis autour du collectif « Stop Racket Énergie »

Publié le 6 octobre 2022 à 8h20 - par

Face à la flambée des prix de l’énergie, des maires et des élus se sont regroupés mercredi 5 octobre 2022 dans un collectif « Stop Racket Énergie » pour alerter sur l’« explosion » de la facture des renouvellements de contrats de gaz et électricité des collectivités.

Flambée de l'énergie : des maires et élus réunis autour du collectif "Stop Racket Énergie"

Cet article fait partie du dossier :

Hausse du coût de l'énergie et des matières premières : les collectivités locales face à la flambée des prix
Hausse du coût de l'énergie et des matières premières : les collectivités locales face à la flambée des prix
Voir le dossier

« Je veux dénoncer un scandale, un vol, un racket organisé avec en plus la passivité de l’État », a lancé Zartoshte Bakhtiari, maire de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), à l’initiative du collectif, dans une vidéo de présentation (https://stopracketenergie.fr).

Dans cette commune de près de 40 000 habitants, « les contrats d’électricité et de gaz prennent fin au 31 octobre », indique l’élu divers droite.

En l’absence de réponse à l’appel d’offres lancé par la municipalité, « on est obligé d’acheter au prix du marché. Les prix sont totalement scandaleux et délirants », dénonce M. Bakhtiari.

Pour le gaz, « on passe de 15 €/mégawatt-heure aujourd’hui à 240 €/MWh, soit une multiplication par 16 et pour l’électricité de 65 €/MWh aujourd’hui à 2 068 €/MWh, soit une multiplication par 32 ».

« À l’échelle de toute la ville, on passerait de 2 millions de facture d’énergie à 10, voire 15 millions d’euros », détaille le maire de Neuilly-sur-Marne.

« Toutes les communes seront concernées dans les deux années à venir, leurs contrats étant généralement renouvelés tous les deux ans », précise M. Bakhtiari.

« Et si on refuse de signer ces offres totalement délirantes au 1er novembre, on nous couperait l’électricité et le gaz pour notre ville de 40 000 habitants. C’est du racket organisé ! », s’insurge l’élu.

Dans un document consulté par l’AFP, le gestionnaire Enedis a indiqué à la municipalité ne pas pouvoir « alimenter un site en électricité sans contrat de fourniture d’électricité ».

Si le « fournisseur d’énergie demande une coupure, Enedis sera dans l’obligation d’exécuter cette demande d’interruption de fourniture d’électricité », poursuit le gestionnaire.

Une dizaine de maires et élus d’Île-de-France (Le Bourget, Gagny, Villemomble, Noisy-le-Grand, Montfermeil, Fontenay-le-Fleury, Neuilly-Plaisance, Coubron, Vaujours) ont rejoint à ce stade le collectif « Stop Racket Énergie ».

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2022