Claude Guéant commente la RGPP face aux sénateurs

Fonction publique

Le ministre de l’Intérieur et ancien secrétaire général de l’Élysée était auditionné ce 25 mai par la mission commune d’information RGPP.

« Nécessaire », « réformatrice », pour dynamiser et « rendre meilleur le service public ». C’est ainsi que Claude Guéant a présenté la Révision générale des politiques publiques (RGPP) en introduction à son audition par les sénateurs de la mission commune d’information RGPP. « La préoccupation, c’est une meilleure maîtrise des finances publiques » a-t-il affirmé, évoquant la dette de l’État, de 1 600 milliards d’euros, et les 45 milliards d’euros annuellement consacrés au service de la dette. Soit deux fois, selon lui, le budget annuel de son ministère. « Cela mérite beaucoup d’attention et beaucoup d’efforts ». Mais grâce à la RGPP, l’État aurait économisé selon le ministre 7 milliards d’euros en 2011 par rapport à 2009. « Je salue l’investissement dont font preuve les agents de l’État » a-t-il dit, concédant en fin d’audition regretter un manque de concertation avec ceux-ci, un manque d’explication leur permettant de s’approprier la réforme. « On aurait dû en faire plus » a-t-il confié aux sénateurs, tant auprès des fonctionnaires que des élus locaux, assurant pour autant que la RGPP a « toujours été accompagnée voire précédée d’une analyse en profondeur du fonctionnement de l’administration », permettant une « réduction des effectifs sans impact sur le service public ».

Concernant son propre ministère et les 67 réformes qu’y implique la RGPP, 10 sont totalement mises en œuvre, 44 progressent, 4 doivent être ajustées, et 3 ont pris du retard. Les gains déjà réalisés correspondent à 900 temps pleins, plus une centaine pour l’OFII, Opérateur français de l’immigration et de l’intégration.

Face aux craintes des sénateurs quant à un relâchement réel ou supposé de l’État dans les territoires, Claude Guéant a répondu que l’assistance technique dont bénéficient les petites communes « continue à être prévue », mais que le rôle de l’État auprès des petites communes étaient parfois un « frein à la créativité des services d’ingénierie privés au service des collectivités, et du développement des territoires », assurant néanmoins que l’existence des sous-préfectures n’était pas remise en cause, sauf cas exceptionnel, là où il y aurait consensus pour leur fermeture. Il a notamment affirmé que les préfets de régions disposaient des moyens nécessaires à la coordination des politiques de l’État, réaffirmant que le choix avait été fait de « privilégier le niveau régional comme élément de cohérence et d’orientation » de celles-ci.

Sur la question de la continuation de la RGPP ou d’une éventuelle pause, il a répondu que la « question se pose », mais qu’à un certain point, l’État devait conserver une « masse critique » d’effectifs pour assumer son rôle.

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