Modalités de calcul du pourvoi contre une décision

Fonction publique

L’arrêt du Conseil d’État du 3 décembre 2018 est relatif au calcul du délai de deux mois pour se pourvoir contre une décision.

Le délai de deux mois pour se pourvoir contre une décision implicite de rejet de la demande d’un agent public court dès la naissance de cette décision, alors même que l’administration n’a pas accusé réception de la demande, les dispositions de l’article L. 112-3 du Code des relations entre le public et l’administration n’étant pas applicables aux agents publics. Ce n’est que dans le cas où, durant ce délai de deux mois, l’auteur de la demande reçoit notification d’une décision expresse de rejet qu’il dispose alors d’un nouveau délai pour se pourvoir, à compter de cette notification.

 

Texte de référence : Conseil d’État, 1re chambre, 3 décembre 2018, n° 417292, Inédit au recueil Lebon

L'analyse des spécialistes

  • La performance au cœur de la commande publique Commande publique

    La performance au cœur de la commande publique

    19/02/19
    Le marché public global de performance est défini, au sens de l’article 34 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics, comme un contrat global qui permet d’associer plusieurs prestations - l'exploitation ou la maintenance à la réalisation ou à la conception-réalisation de prestations - dans un objectif de performance chiffré.
  • Administration

    La mise en place du répertoire électoral unique au 1er janvier 2019

    21/12/18
    La loi n° 2016-1048 du 1er août 2016 rénovant les modalités d'inscription sur les listes électorales a réformé les conditions d'inscription sur les listes électorales et la procédure de traitement des demandes d'inscription, en en facilitant les modalités et en créant le répertoire électoral unique1. Retour et explications sur ce dispositif.
  • Les arrêtés de péril, question de droit et questions sociales Urbanisme

    Les arrêtés de péril, question de droit et questions sociales

    11/12/18
    L'effondrement récent de deux immeubles d'habitation au centre-ville de Marseille réinterroge les acteurs publics et la population sur les pouvoirs de police du maire en matière d'habitat dégradé. En effet, quel que soit le propriétaire du bâtiment, dès lors qu'il constitue une menace pour la sécurité publique, il ne peut pas échapper au contrôle et à l'intervention de la sphère publique.
  • Tous les articles juridiques