70 % des Français favorables à un regroupement des petites communes, selon TNS Sofres

Intercommunalité

Soixante-dix pour cent des Français sont favorables à un regroupement des petites communes pour former des communes plus importantes, selon un sondage de TNS Sofres/Le Point pour l’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) publié mercredi 24 septembre.

27 % des sondés sont « très favorables » à cette idée et 43 % « assez favorables », 30 % y sont hostiles (18 % « assez défavorables », 12 % « très défavorables »), précise cette étude présentée à la Conférence annuelle des villes organisée par l’AMGVF à l’Hôtel de Ville de Paris. Même parmi les habitants des communes de moins de 1 000 habitants, 61 % approuveraient cette solution.

La question posée était : « Il y a actuellement 36 000 communes en France, dont un très grand nombre de moins de 1 000 habitants. Certains proposent de regrouper les petites communes entre elles pour former des communes plus importantes. Que pensez-vous de cette proposition ? »

D’autre part, 73 % des personnes interrogées préfèreraient qu’à l’avenir « ce soient les habitants qui désignent directement, au suffrage universel, le président de la structure intercommunale dont ils font partie ». 27 % souhaiteraient « que l’on maintienne le système actuel », dans lequel les élus municipaux désignent les présidents d’intercommunalité.

Par ailleurs, 89 % des sondés déclarent avoir « entendu parler du projet de réforme territoriale actuellement en discussion ». 59 % se déclarent « favorables » à cette réforme (réduction du nombre de régions, renforcement des intercommunalités, suppression progressive des départements), 41 % y sont « défavorables ».

Toutefois, une majorité des personnes interrogées (54 %) répond « non » à la question de savoir si la réforme permettra de réaliser des économies, 46 % répondant « oui » (dont 11 % seulement « oui, beaucoup »).

S’expriment aussi des craintes d’une aggravation des inégalités entre territoires par le biais de cette réforme. 32 % pensent que le projet gouvernemental aura cette conséquence, 23 % pensent qu’il réduira les inégalités, 29 % qu’il n’aura pas de conséquences à cet égard, 16 % n’ont pas d’avis sur ce point.

Enfin, l’État reste très largement l’échelon le plus efficace en matière d’éducation, de croissance économique, d’emploi, de protection et d’action sociale, loin devant tous les échelons régionaux. Il n’y a qu’en matière de transports qu’une autre collectivité, en l’occurrence la région, mentionnée par 31 % des sondés, vient en tête.

Sondage réalisé du 12 au 15 septembre auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.
 

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