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Favoriser l’insertion professionnelle dans le secteur de la petite enfance

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Le gouvernement veut, à la fois, proposer des solutions d’accueil des enfants et contribuer à réduire les tensions de recrutements dans le secteur de la petite enfance.

Favoriser l'insertion professionnelle dans le secteur de la petite enfance

L’accès à une solution d’accueil du jeune enfant demeure, encore trop souvent, une difficulté majeure pour les personnes les plus éloignées de l’emploi, reconnaissent la ministre déléguée chargée de l’Insertion et le secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles. Conséquence : plus de 160 000 personnes ne reprennent pas le travail faute de solution. Cela en fait le deuxième frein identifié à la reprise d’une activité ou d’une formation. Cette situation s’avère encore plus problématique pour les familles monoparentales, notamment celles qui travaillent en horaires décalés ou ont seulement besoin de quelques heures pour se rendre à un entretien ou une formation. Parallèlement, les métiers de la petite enfance connaissent, depuis quelques années, d’importantes tensions de recrutement. « Ce secteur constitue donc une opportunité pour diversifier les activités exercées par les personnes en parcours d’insertion et en recherche d’emploi et les former à des métiers qui recrutent », plaident Brigitte Klinkert et Adrien Taquet.

Pour ces raisons, la ministre déléguée chargée de l’Insertion et le secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles ont conclu, le 16 mars 2022, le protocole « Insertion dans l’emploi / Petite enfance ». « Précis et résolument opérationnel, ce protocole trace une feuille de route ambitieuse et réaliste pour progresser concrètement, dans les prochains mois, sur deux axes majeurs : lever le frein bien connu de l’accueil du jeune enfant dans l’accès à l’emploi, et alléger les tensions de recrutement dans la petite enfance », se félicite Adrien Taquet. En effet, confirme Brigitte Klinkert, « après la mobilité, l’accueil de l’enfant constitue un obstacle important à la reprise d’une formation ou d’emploi. Je suis heureuse de ce protocole qui, de manière très concrète, va permettre, à la fois, de faire évoluer les aides et dispositifs pour qu’ils répondent aux besoins des demandeurs d’emploi et d’inciter davantage les personnes en insertion à se tourner vers les métiers de la petite enfance. Cela constitue une opportunité de développement pour le secteur de l’insertion par l’activité économique ».

Cette action commune vise donc un double objectif.

Accélérer la levée des freins au retour à l’emploi liés à l’accueil du jeune enfant

À ce titre, le protocole prévoit :

  • D’œuvrer à l’élargissement des aides financières, notamment celles du service public de l’emploi pour mieux s’adapter aux besoins (mode d’accueil, âge de l’enfant, horaires, familles monoparentales) et couvrir davantage le reste à charge des familles, quel que soit le mode d’accueil ;
  • De soutenir le développement des modes d’accueil du jeune enfant « à vocation d’insertion professionnelle » (AVIP), avec l’appui de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). L’objectif est de faciliter l’accueil des enfants des parents engagés dans un parcours d’insertion professionnelle, en faisant évoluer le label et en renforçant l’animation territoriale des acteurs de la petite enfance et de l’insertion dans l’emploi ;
  • D’accompagner les initiatives exemplaires et innovantes, comme le développement de solutions d’accueil dites éphémères, le cas échéant en horaires atypiques ;
  • De promouvoir les aides et solutions d’accueil existantes auprès des personnes concernées et auprès des professionnels de l’insertion, grâce au service public de l’insertion et de l’emploi (SPIE).

Promouvoir les métiers de la petite enfance auprès des demandeurs d’emploi, en particulier des personnes en parcours d’insertion

Ce deuxième axe sera développé en lien avec le comité de filière « Petite enfance », qui sera associé à la mise en œuvre du protocole. À ce titre, il est, notamment, convenu :

  • Avec l’aide du SPIE, d’informer les demandeurs d’emploi, dont notamment ceux qui en sont éloignés depuis longtemps, des offres de formation et d’emploi liées à la petite enfance ;
  • De les orienter vers les formations diplômantes des métiers de la petite enfance et de prévoir un parcours de validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
  • D’accompagner les Opérateurs de compétences (OPCO) qui en feraient la demande dans la construction de projets de préparation opérationnelle à l’emploi collective dans le secteur de la petite enfance ;
  • D’inciter les structures de l’insertion par l’activité économique (IAE) et les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) à se positionner sur les métiers de la petite enfance et à orienter les personnes en parcours d’insertion vers ces métiers.
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