Gérald Darmanin annonce une prime exceptionnelle pour 40 000 fonctionnaires du fisc

Rémunération

Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a annoncé mardi 8 janvier 2019 l’attribution d’une prime exceptionnelle de 200 euros nets en février pour 40 000 fonctionnaires du fisc, qui ont permis un passage « sans bug » au prélèvement à la source.

Les fonctionnaires avaient été jusque-là privés de prime exceptionnelle et devaient se contenter des mesures d’urgence d’Emmanuel Macron en réponse à la crise des « gilets jaunes », à l’exception notable des policiers, qui ont reçu une revalorisation salariale de la part du ministère de l’Intérieur. Une situation qui provoque depuis plusieurs semaines l’ire des organisations syndicales.

« Il faut récompenser le mérite et les gens qui travaillent beaucoup », a expliqué mardi M. Darmanin lors d’un déplacement à Lyon, en chiffrant l’enveloppe nécessaire à 8 millions d’euros.

Cette prime doit permettre de compenser « la petite surcharge de travail » découlant de la mise en œuvre du nouveau mode de collecte de l’impôt sur le revenu, a-t-il souligné.

Depuis le début de l’année, « les choses se passent comme elles doivent se passer, sans difficultés majeures, même si on ne change pas les habitudes d’un siècle en quelques heures », a-t-il encore relevé.

Souvent critiques de son action, « les syndicats ont respecté le service public : il n’y a pas eu de grève pour le passage au prélèvement à la source et je les en remercie », a ajouté M. Darmanin.

Le geste du ministre est un « premier pas insuffisant », a dénoncé auprès de l’AFP Anne Guyot Welke, représentante de Solidaires, syndicat majoritaire de la Direction générale des finances publiques (DGFIP).

Pour elle, limiter cette prime à 40 000 fonctionnaires, qui ont spécifiquement été formés sur le prélèvement à la source, revient à « mal connaître la DGFIP » tant « la surcharge du travail s’est répercutée sur les autres agents », 103 000 au total.

M. Darmanin visitait à Lyon l’un des quatorze centres d’appels du pays où les contribuables peuvent poser leurs questions à l’administration fiscale.

Casque sur la tête, il a pris un de ces appels. « Je suis en formation », a-t-il plaisanté avec son interlocuteur, un retraité. Pour lui, bonne nouvelle : « Vous payiez des impôts l’an dernier. Vous n’en paierez pas cette année. C’est 0 % pour vous et 0 % pour votre épouse ».

Selon M. Darmanin, la situation se régularise dans les centres d’appels. « Les appels téléphoniques sont encore nombreux, mais en baisse, avec un temps d’attente de l’ordre de 5 minutes », a-t-il assuré.

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À compter du 1er janvier 2019, les collectivités territoriales, les établissements publics locaux et les établissements publics de santé vont devenir, en tant qu’employeurs publics, des acteurs du dispositif de prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu.

Ainsi, les bulletins de paye intégreront les taux pour le prélèvement à la source (PAS) des impôts sur le revenu. Une procédure lourde et complexe, particulièrement pour les petites collectivités, qui n’est pas sans susciter quelques inquiétudes au sein des exécutifs locaux.

Bien qu’attendue, cette réforme bouleversera les habitudes des agents et risque dans un premier temps de les désorienter. D’où la nécessité, pour les collectivités, de communiquer largement sur les rôles respectif du service paye et de la Direction générale des finances publiques (DGFip).

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