L’indice minimum de traitement des agents publics relevé au niveau du Smic au 1er octobre

Rémunération

L’indice minimum de traitement des agents publics sera rehaussé au 1er octobre pour atteindre le niveau du Smic automatiquement revalorisé à cette date, a annoncé mardi 21 septembre 2021 le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques dans un communiqué.

« Dès le 1er octobre, un agent de catégorie C dans cette situation touchera 37 euros de traitement supplémentaire par mois », a détaillé le ministère, où les syndicats ont été reçus mardi matin pour lancer un cycle de concertation salariale qui durera jusqu’en février.

« C’est fort bien mais le gouvernement gèle la valeur du point et fait des mesures strictement sur les plus bas salaires », a réagi Jean-Marc Canon auprès de l’AFP.

« Ça participe à un tassement effréné de la grille indiciaire » qui sert de base au calcul du traitement des fonctionnaires, a regretté le secrétaire général de l’UFSE-CGT.

« La décision de réévaluer le traitement minimum était absolument indispensable. C’est un élément positif », s’est félicité Luc Farré (Unsa) tout en regrettant que le gouvernement « n’aille pas plus loin », par exemple en « annonçant une mesure générale qui donne des points à tous les agents ».

Dans le communiqué publié mardi 21 septembre, la ministre Amélie de Montchalin souligne sa préférence pour « des mesures fortes et ciblées » en matière de pouvoir d’achat, « plutôt que des  mesures générales » que réclament les syndicats.

La revalorisation annoncée mardi vise à compenser, pour les agents publics, la progression rapide de l’inflation, qui avait provoqué la semaine dernière l’annonce d’une hausse mécanique du Smic (+ 2,2 %) au 1er octobre dans le secteur privé.

Dans le cadre de cette revalorisation mécanique prévue par le Code du travail, les salariés du privé rémunérés au Smic toucheront dès le 1er octobre près de 35 euros brut de plus, soit 1 589,47 euros.

« Très réservé »

Dans le discours qu’elle devait prononcer mardi en ouverture de la réunion, Amélie de Montchalin a indiqué que « cette conférence n’avait pas vocation à préparer des mesures nouvelles ayant vocation à s’appliquer dès 2022 mais à (…) travailler à des propositions concrètes sur lesquelles la prochaine majorité qui sortira des urnes au printemps devra se positionner ».

Un choix dénoncé par plusieurs syndicats, à l’image de la CFDT Fonctions publiques pour qui « la conférence ne pourra se contenter d’ouvrir des perspectives qui n’engageraient que des gouvernements à venir ».

Face à cette éventualité, le secrétaire général de la FGF-FO Christian Grolier s’est dit « très réservé sur la poursuite » de la participation du syndicat aux discussions.

Le ministère a précisé que les mesures salariales « annoncées le 6 juillet (accélération de carrière, bonification d’ancienneté) » à l’issue d’un précédent rendez-vous salarial « entreraient en vigueur le 1er janvier 2022 comme prévu ».

La  ministre a par ailleurs désigné deux garants pour cette conférence sur les perspectives salariales.

Il s’agit de l’ancien directeur général de l’administration et de la fonction publique Paul Peny, désormais DRH de la Caisse des dépôts et consignations, et de l’ancien syndicaliste CGT Jean-Dominique Simonpoli, fondateur de l’association Dialogues, dont le but est de faire dialoguer les acteurs des questions sociales. Les deux hommes seront chargés de « faire la synthèse des propositions issues des travaux ».

La ministre a enfin annoncé en ouverture de la conférence que les prochaines élections professionnelles se tiendraient le 8 décembre 2022.

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