Le gouvernement restitue 415 millions d’euros aux établissements de santé

Santé

La ministre des Solidarités et de la Santé vient d’annoncer le dégel de 415 millions d’euros de crédits pour les établissements de santé.

Lors de la lecture définitive du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 à l’Assemblée nationale, la ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé, le lundi 3 décembre 2018, le dégel de 415 millions d’euros de crédits au bénéfice des établissements de santé.

 « Ce dégel est permis grâce aux efforts de chacun pour le respect de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) », a déclaré Agnès Buzyn

Explication : chaque année, une partie des fonds servant au financement des hôpitaux est mise en réserve en début d’exercice. Cette année, le respect de ce fameux ONDAM permet de dégeler l’intégralité des crédits mis en réserve. Avant la fin de l’année, ces 415 millions d’euros seront donc alloués aux établissements de santé.

« C’est la première année, depuis la création de ce mécanisme, que l’intégralité des crédits mis en réserve est restituée aux établissements de santé dès cette période de l’année et pour l’ensemble des champs d’activité (court séjour, SSR et psychiatrie). Cela marque l’attention du gouvernement à la situation de l’hôpital », a souligné la ministre.

Les quatre fédérations hospitalières – FEHAP, FHF, FHP, Unicancer – ont aussitôt salué la décision de la ministre des Solidarités et de la Santé de restituer l’intégralité des crédits hospitaliers mis en réserve pour 2018 et de respecter ainsi les engagements de rendre aux établissements de santé des crédits qui leur reviennent en raison de la sous-exécution de l’ONDAM. « Pour autant, cette décision n’est qu’un juste retour aux établissements de santé de crédits relevant de leur enveloppe, ces derniers ayant largement rempli leur part du contrat et totalement respecté leur sous-objectif de l’ONDAM, ajoutent-elles. Compte-tenu des graves difficultés économiques auxquelles sont confrontés les établissements de santé, aussi bien publics que privés, la restitution de ces crédits était vitale ».

Les fédérations hospitalières renouvellent également leur demande, formulée ensemble, d’une augmentation a minima de 1 % des tarifs hospitaliers, « qui tienne ainsi compte de la hausse de l’inflation et des prévisions réalistes de leur activité ». Après six années de baisses ininterrompues, les tarifs sont devenus « incompatibles avec les enjeux de santé chers aux Français, insistent la FEHAP, la FHF, la FHP et Unicancer. Les établissements ont plus que jamais besoin de retrouver des marges de manœuvre pour remplir leurs missions au service des patients pour investir dans l’avenir et pour mener de vraies politiques sociales ».

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