Prévention de la délinquance : mise en œuvre de la nouvelle stratégie nationale

Sécurité

La stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024 comprend 40 mesures articulées autour de quatre axes.

« Pour être efficace dans la lutte contre la délinquance, les trafics, la violence et toutes les atteintes au pacte républicain, nous devons prendre le mal à la racine et agir sur les facteurs de risque : c’est l’objet de la nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024 (SNPD) », écrit le Premier ministre dans une circulaire adressée aux préfets le 23 décembre 2020. Cette stratégie comprend 40 mesures, articulées autour de quatre axes :

  • Axe 1 : Les jeunes : agir plus tôt et aller plus loin dans la prévention ;
  • Axe 2 : Aller vers les personnes vulnérables pour mieux les protéger ;
  • Axe 3 : La population, nouvel acteur de la prévention de la délinquance ;
  • Axe 4 : Le territoire : vers une nouvelle gouvernance rénovée et efficace.

Jean Castex demande aux préfets de veiller à la mise en œuvre opérationnelle des orientations arrêtées par la SNPD et d’en assurer une large diffusion, non seulement auprès de l’ensemble des acteurs de la politique interministérielle de prévention de la délinquance – services de l’État, élus locaux, tissu associatif -, mais aussi du grand public. À cet effet, les 40 mesures la composant sont illustrées par une « boîte à outils » de 43 fiches actions. « Si la SNPD a vocation à s’appliquer sur l’ensemble du territoire national, elle laisse une large place à l’initiative locale et au droit à l’expérimentation », précise le Premier ministre.

Dans ce cadre, chaque préfet est invité à mobiliser le président du conseil départemental et le directeur académique des services de l’Éducation nationale, mais également l’ensemble des partenaires du Conseil départemental de prévention de la délinquance. La mise en œuvre opérationnelle de cette nouvelle SNPD doit aussi être l’occasion de mobiliser les instances locales de pilotage de la politique de prévention de la délinquance, en particulier les conseils locaux, intercommunaux ou métropolitains de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD, CISPD, CMSPD). Pour mémoire, un CLSPD est obligatoire dans les communes de plus de 10 000 habitants et dans celles comprenant un quartier prioritaire de la politique de la ville. Les préfets doivent encourager les maires et les présidents d’intercommunalité à recruter et former un coordonnateur CLSPD/CISPD/CMSPD, qui a vocation à devenir l’interlocuteur de proximité des services de l’État et de l’autorité judiciaire. Enfin, les orientations et priorités de la SNPD 2020-2024 doivent être communiquées à l’ensemble des maires et présidents d’intercommunalité, insiste la circulaire.

Texte de référence : Circulaire n° 6238-SG du 23 décembre 2020 relative à la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024

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