Lancer un projet d’urbanisme durable

Urbanisme

Un guide émet dix-huit recommandations destinées aux collectivités qui souhaitent engager un projet d’aménagement urbain respectueux du développement durable.

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« Le cadre de vie bâti et son territoire offrent un puissant levier pour réussir l’engagement de notre société dans une voie durable », estime Lionel Dunet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes.  Un moyen de rendre les villes et les villages « plus beaux, plus solidaires et plus habitables ». Les élus qui souhaitent lancer un projet d’aménagement urbain durable peuvent s’appuyer sur un guide2 publié par le conseil de l’Ordre, qui facilitera leur dialogue avec les architectes et urbanistes.

Avant tout, la commune doit procéder à un état des lieux (démographique, économique, culturel, social et environnemental) qui servira de base au projet. Il convient de recenser quels documents d’urbanisme sont disponibles, si un recensement et des cartographies ont été effectués : ressources, pollution, biodiversité, identification du patrimoine architectural même mineur, descriptif des formes architecturales… Il faut vérifier si une réflexion globale à moyen et à long terme sur l’avenir de la commune a été menée. Grâce à ce diagnostic, les élus peuvent identifier leurs enjeux et définir les actions prioritaires, dans une optique de développement durable. Le projet doit également s’articuler avec les infrastructures et les équipements des collectivités voisines.

Les orientations doivent être définies sur le long terme, autour des espaces publics, garants de la continuité et de l’identité urbaine, et dans un objectif de maîtrise de l’étalement urbain. Le guide conseille de recréer des quartiers compacts, qui comportent l’essentiel des services et fonctionnalités utiles aux habitants sur des surfaces réduites. La commune doit aussi prendre en compte certaines friches ou quartiers dégradés à réhabiliter, et étudier la possibilité de reconvertir certains bâtiments désaffectés.

Réserves foncières

Mixité sociale et générationnelle, préservation de la biodiversité, mobilité et accessibilité doivent naturellement être prises en compte. Il faut aussi anticiper quelle pourra être l’évolution des quartiers ou des bâtiments (réaffectations d’activités…), et notamment conserver des réserves foncières dans chaque quartier : zones sans projets, sites naturels…

Dans la mesure du possible, il faut privilégier le recours aux ressources, matériaux et savoir-faire locaux. Durant tout le projet d’aménagement durable, une concertation doit être menée avec les habitants, afin de leur exposer le projet, dans toute sa complexité, et de recueillir leurs souhaits.

Le guide fournit un modèle de notice « développement durable » détaillée, à joindre au permis de construire.

 

Marie Gasnier

* Source :  « Maires et architectes : 18 propositions pour un urbanisme durable et une architecture responsable »,  Ordre des architectes

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