Politique de la ville : les maires réclament un traitement « équitable »

Urbanisme

Les maires de grandes villes et de banlieues ont réclamé, mercredi 5 décembre 2012, un traitement « équitable » des collectivités en matière de solidarité, tout en exprimant, leur « soutien global » à la politique menée par le gouvernement et le ministre François Lamy.

Au nom des associations des grandes villes (AMGVF), des communautés urbaines de France (Acuf) et de villes et banlieues, Michel Destot (Grenoble), Pierre Cohen (Toulouse) et Renaud Gauquelin (Rillieux-la-pape, près de Lyon), tous socialistes, se sont inquiétés des conséquences possibles de la réforme de la politique de la ville, visant à réorienter les crédits vers les quartiers les plus défavorisés.

Une concertation en cours portant notamment sur « une réforme de la carte de la géographie prioritaire » doit déboucher sur un projet de loi en 2013.

« Il y a aujourd’hui 2 500 contrats urbains de cohésion sociale (CUCS). S’il fallait n’en retenir que 500, cela affecterait beaucoup de territoires », a fait valoir M. Destot lors d’une conférence de presse. Il a affirmé le « soutien global » des associations à la politique de M. Lamy, ministre délégué à la Ville : « contrat unique ajusté sur la durée du mandat municipal, contractualisation entre l’État, les agglomérations et leurs communes membres, contrat de projet État-territoires associant les autres échelons institutionnels à la politique de la ville ». Mais le maire de Grenoble a relevé « encore beaucoup d’imprécisions dans la répartition des ressources et des charges », réclamant un contrat « donnant-donnant ».

Comme ses homologues, M. Gauquelin a demandé que la réduction des crédits de solidarité urbaine pour les communes qui ne seraient plus jugées prioritaires se fasse « progressivement, ce qui n’est pas du tout acquis pour l’instant », ou qu’elle soit assortie d' »une montée en puissance » des crédits de différents ministères à orienter sur les quartiers en difficulté. Selon l’élu rhônalpin, « il est certain qu’il faudra mettre le paquet sur les territoires en grande difficulté et moins sur d’autres, mais il faut que cela se fasse dans l’équité ».

Pour Pierre Cohen, « on ne peut pas avoir la double peine ». « Si des agglomérations jouent le jeu » de la solidarité avec les communes les plus pauvres, cela doit être pris en compte dans le niveau des crédits.
 

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