L’AMRF défend les CAUE

Publié aujourd'hui à 9h00 - par

L’Association des maires ruraux de France (AMRF) apporte son soutien au réseau des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), plongés dans une crise budgétaire qui met les emplois en péril.

L'AMRF défend les CAUE
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Dénonçant les menaces qui pèsent sur l’avenir des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), l’Association des maires ruraux de France (AMRF) refuse « le démantèlement de l’ingénierie de proximité. » Alors que le réseau des CAUE alerte sur leur crise financière, l’association d’élus a réaffirmé, le 13 mai 2026, son soutien à « ces structures essentielles pour les communes et les habitants des territoires ruraux. »

Structures associatives rattachées aux départements, les CAUE assurent, depuis 50 ans, une mission d’intérêt général de proximité en accompagnant les particuliers comme les communes dans la mise en œuvre de leurs projets de construction. « Pour de nombreuses mairies rurales, ils représentent l’unique accès à une expertise technique neutre et indépendante en matière d’urbanisme et de paysage », pointe l’AMRF. Qu’il s’agisse d’études préalables pour la commune ou de conseils gratuits aux particuliers avant le dépôt d’un permis de construire, le CAUE est le garant de la qualité de notre cadre de vie. « Briser ce modèle, c’est priver les territoires ruraux de ressources pour construire et façonner les espaces, protéger le patrimoine et favoriser la transition écologique », plaide l’Association des maires ruraux de France

L’AMRF aux côtés des CAUE

Déjà cosignataire à l’été 2025 d’une tribune avec la fédération nationale des CAUE et Départements de France (DF), l’AMRF constate « avec regret » que la situation n’a cessé de s’aggraver en un an. Rappelant que les premiers bénéficiaires en sont les élus et les administrés des territoires ruraux, l’association déplore l’absence de mesures concrètes pour empêcher le délitement de cette ingénierie locale, de proximité et majoritairement gratuite. « Rare exemple d’équité territoriale », souligne l’association. Ce service public s’avère pourtant « vital à l’heure où les maires ruraux sont en première ligne face aux défis de la crise climatique et la nécessité de repenser le développement urbanistique de leur village. »

Une crise budgétaire qui menace les emplois

Le financement des CAUE repose majoritairement sur la taxe d’aménagement, rappelle l’AMRF. Or, depuis une réforme de 2022, des dysfonctionnements persistants dans la collecte de cette taxe par les services de l’État mettent gravement en péril la survie de ces associations.

Ainsi, sur la période 2024-2025, le réseau des CAUE estime à 1,5 milliard d’euros les montants de taxe d’aménagement qui n’ont pas été collectés par l’État. Cette situation menace directement l’ensemble du réseau et ses 900 salariés. Déjà, une centaine de postes ont dû être supprimés et plusieurs structures départementales risquent la fermeture, mettant ce service public sur la sellette et privant des pans entiers du territoire de cette expertise de proximité, s’inquiète l’Association des maires ruraux de France.