Les chiffres clefs 2016 des collectivités locales sont publiés

Administration

Population, finances, fiscalité, endettement, élus… : la DGCL publie les chiffres clefs des collectivités locales actualisés au 1er janvier 2016.

Comme chaque année depuis vingt-six ans, le département des études et des statistiques locales de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) publie tous les chiffres statistiques relatifs aux collectivités locales*. Quelques exemples.

Au 1er janvier 2016, 1 090 communes avaient fusionné et donné naissance à 317 communes nouvelles. En 2016, la France compte seulement 35 971 communes dont 35 756 en métropole. Quatre communes de plus de 100 000 habitants ont vu leur population augmenter de plus de 5 % en cinq ans : Montpellier, Nîmes, Lyon et Saint-Denis.

Le schéma régional de coopération intercommunale instauré en Île-de-France a fait disparaître tous les EPCI à fiscalité propre de la petite couronne au profit de la métropole du Grand Paris, et de nombreuses fusions ont eu lieu dans les départements de la grande couronne. La métropole d’Aix-Marseille-Provence a vu le jour début 2016.

Au 1er janvier 2016, on compte 2 133 EPCI à fiscalité propre – ils étaient 2 062 en 2015. Seules vingt-sept communes de France métropolitaine ne sont pas membres d’un EPCI à fiscalité propre, ni de la métropole de Lyon et restent isolées. Quatre d’entre elles sont des îles composées d’une seule commune et bénéficient d’une dérogation législative (Bréhat, Ouessant, Sein, Yeu). Sept sont isolées à la suite d’une décision de justice et seize du fait de la transformation d’un EPCI à fiscalité propre en commune nouvelle. Toujours en baisse (432 de moins), les syndicats sont désormais au nombre de 12 234.

Même s’il progresse, le taux de féminisation des maires ou présidents de communautés reste loin de la parité, alors qu’il est obligatoire depuis 2014 de présenter une stricte alternance hommes-femmes aux élections régionales et aux élections municipales dans les communes de plus de 1 000 habitants. Le taux de féminisation s’élève à 47,8 % dans les régions et 48,1 % dans les communes. Dans les départements, où il faut présenter des binômes hommes-femmes sur les listes électorales, il est de 50 %. Plus importante dans les communes de moins de 500 habitants (17,9 %) la féminisation baisse avec la taille de la commune puis augmente à nouveau pour les communes de 100 000 habitants et plus, où elle atteint 14,6 % (soit six femmes maires).

Au lendemain de leur élection, près de la moitié des maires avaient plus de 60 ans. Plus de deux sur cinq sont retraités. Les agriculteurs sont toujours fortement représentés, du fait du nombre de petites communes rurales en France. Cadres et professions intermédiaires sont surreprésentés parmi les élus, tandis que les employés et les ouvriers sont sous-représentés.

Au 31 décembre 2014, près de deux millions d’agents étaient rémunérés sur emploi principal dans la fonction publique territoriale (FPT). Parmi eux, 1 468 000 agents titulaires, 364 200 contractuels, 86 800 agents bénéficiant de contrats aidés et 62 400 relevant d’autres statuts : assistants maternels et familiaux, apprentis, collaborateurs de cabinet. Par ailleurs, 48 600 agents ayant déjà une activité principale, dans la fonction publique ou dans le privé, occupent dans les collectivités locales des postes dits « secondaires ». Entre fin 2013 et fin 2014, les effectifs de la FPT ont progressé de 1,5 %, bénéficiaires de contrats aidés compris. C’est moins qu’en 2013, où ils avaient augmenté de 2 %.

L’ouvrage fournit également de nombreuses définitions, par exemple celles des différents types de collectivités et de groupements, au-delà des plus connus : métropole, pôle métropolitain, établissement public territorial, pôle d’équilibre territorial et rural…

 

Marie Gasnier

 

* Source : Les collectivités locales en chiffres 2016, Direction générale des collectivités locales

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