Le syndicat Territoriaux CGC prône le télétravail dans la FPT

Dialogue social

Un document publié en avril appelle à un développement rapide du télétravail au sein des collectivités françaises.

Partant du postulat que le télétravail offre à ceux qui le pratiquent de meilleures conditions de travail, permet de combattre les troubles psychosociaux, et de rééquilibrer vie professionnelle et vie familiale, le syndicat Territoriaux CGC propose, dans un document publié en avril dernier, de développer cette pratique au sein des collectivités locales. Elle leur reste pour l’instant largement étrangère.

Une fois défini le télétravail, qui consiste globalement à réaliser ses tâches professionnelles hors des locaux de son employeur, que ce soit en extérieur, à domicile ou dans d’autres locaux que ceux de l’employeur, le rapport met en relief la rare pratique du télétravail au sein des collectivités françaises. La France serait ainsi largement en retard sur ses voisins européens sur ce sujet, malgré les apports bénéfiques de la pratique évoquée par Territoriaux CGC : « Hausse de la productivité, réduction des coûts immobiliers, diminution du temps de transport et donc de la pollution, flexibilité, responsabilisation des salariés, meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale, réduction des frais généraux et des dépenses », etc.

Les causes au « blocage » français seraient une culture managériale historique peu encline aux modernisations, mais aussi et surtout la non-application de la loi de 2009 sur le télétravail.

Le document précise toutefois que certaines collectivités sont pionnières dans ce domaine, en mettant en place des « télécentres », accueillant des entreprises tournées vers le télétravail, voire en appliquant cette nouvelle doctrine à elles-mêmes, telles le conseil général du Puy-de-Dôme, qui « depuis deux ans, permet à 55 salariés/agents territoriaux de travailler chez eux, un à deux jours par semaine ».

Le télétravail reste cependant loin d’être normalisé, même si, comme le précise le document, il est paradoxalement largement pratiqué chez les cadres territoriaux, puisque ceux si travaillent de plus en plus fréquemment de chez eux en dehors de leurs horaires de bureaux. « Il est une pratique courante et cela depuis un bon nombre d’années sans que personne n’y ait porté objection. En effet, le télétravail a souvent été précédé par l’habitude d’apporter du travail à domicile, voire pendant les vacances ».

Un mini-sondage réalisé auprès de 137 cadres territoriaux adhérents du syndicat révèle enfin qu’une grande majorité (93,43 %) considère que le télétravail a un avenir au sein des collectivités, mais ne convient pas à tout le monde, à en croire 98,54 %. 91,24 % étant intéressés à devenir eux-mêmes télétravailleurs, y voyant l’opportunité d’une meilleure organisation et qualité du travail, mais reconnaissant un risque d’isolement.

Territoriaux CGC conclut par la nécessité d’une loi incitant et encadrant le télétravail au sein des collectivités.

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