Fonction publique : les départements inégalement dotés, surtout pour l’hôpital

Fonction publique

L’égalité des citoyens devant le service public n’est pas respectée, surtout en ce qui concerne la fonction publique hospitalière, estime une étude publiée jeudi 14 novembre 2019 alors que les hôpitaux sont dans la rue pour dénoncer le manque de moyens.

Un expert en finances publiques, François Ecalle, a décrypté pour le site Fipeco le rapport annuel sur l’état de la fonction publique de 2019, qui compile des données de 2017.

Le taux d’administration est en moyenne de 73 agents publics civils pour 1 000 habitants, tous secteurs confondus (État, territoriale, hospitalière).

En façade, il est particulièrement élevé en outre-mer (86 pour 1 000), en Île-de-France (82) et en Corse (81), mais c’est surtout dû à la forte présence d’administrations centrales (services des ministères, bases militaires, universités, recherche…).

Si on regarde de plus près la répartition des emplois locaux de fonctionnaires, au service des populations (éducation, impôts, hôpital), l’écart est considérable (50 %) entre la région la plus dotée (PACA) et la moins dotée (Grand Est).

Pour les effectifs des hôpitaux, l’écart est de 45 % entre la région la plus pourvue, la Bourgogne-Franche-Comté, et la moins pourvue, l’Île-de-France.

Les départements ruraux ne sont pas forcément les plus défavorisés, relève l’étude. Ils sont notamment mieux pourvus en emplois hospitaliers que la région parisienne.

Ce sont les DOM qui ont le moins d’agents hospitaliers (14,7 pour 1 000). La moyenne pour toute la France est de 16,3 agents pour 1 000 habitants.

Hors DOM, l’Île-de-France souffre du taux de fonctionnaires hospitaliers le plus faible : 9,4 pour 1 000 en Seine-et-Marne, 9,6 en Essonne, 10,1 en Seine-Saint-Denis, 10,2 dans les Yvelines.

Paris compte 25,9 agents hospitaliers pour 1 000, mais ce taux n’est pas le plus élevé de France : la Haute-Vienne, la Creuse, l’Allier devancent Paris. Le taux parisien relativement élevé n’empêche pas la saturation, compte tenu de l’afflux probable des patients des départements limitrophes vers la capitale.

Les zones dynamiques sont relativement moins bien dotées en emplois éducatifs et hospitaliers que beaucoup de territoires ruraux parce que ces services publics s’ajustent aux évolutions démographiques avec « une certaine inertie », observe François Ecalle.

Sa note s’appuie sur une étude, publiée en juin 2019 par France Stratégie, sur la répartition des fonctionnaires par zone d’emploi. Elle concluait que, davantage que les territoires ruraux, ce sont les villes moyennes du Nord et d’une partie de l’Occitanie qui sont les moins dotées en emplois publics.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2019

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