Amiante: des fonctionnaires demandent à l'État une meilleure prise en compte

Santé et sécurité au travail

L’intersyndicale des fonctionnaires de Loire-Atlantique a mis en demeure mardi l’État de prendre ses responsabilités vis-à-vis des fonctionnaires exposés à l’amiante, les estimant moins protégés que les salariés du privé.

« Pour la première fois en France », une large intersyndicale dit au préfet : « c’est vous le responsable de la santé des fonctionnaires. Non seulement vous ne les protégez pas, mais quand ils tombent malades vous ne les reconnaissez pas » , a déclaré un responsable CGT, Francis Judas, lors d’une manifestation qui a rassemblé une centaine de personnes devant la préfecture à Nantes. Selon lui, 30 % des bâtiments publics contiennent encore de l’amiante, une réalité insuffisamment prise en compte par l’État.

L’intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC-FSU-Solidaires-UNSA estime que l’État doit « informer en toute transparence » les fonctionnaires « de la présence d’amiante dans les locaux, leur proposer un suivi médical et les protéger de ce risque ». Pour Pierric Onillon, de la CFDT, « l’amiante est comme le nuage de Tchernobyl : il s’est arrêté à la porte des administrations, or il frappe de la même manière dans le privé et dans le public ».

Les fonctionnaires de Loire-Atlantique sont depuis des années en pointe dans la lutte contre l’amiante au travail. En 2005, les pouvoirs publics avaient fini par faire raser le Tripode, un bâtiment administratif nantais contenant 350 tonnes d’amiante qui avait vu défiler quelque 1 800 fonctionnaires pendant vingt ans.
 

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2011

L'analyse des spécialistes

  • Les arrêtés de péril, question de droit et questions sociales Urbanisme

    Les arrêtés de péril, question de droit et questions sociales

    11/12/18
    L'effondrement récent de deux immeubles d'habitation au centre-ville de Marseille réinterroge les acteurs publics et la population sur les pouvoirs de police du maire en matière d'habitat dégradé. En effet, quel que soit le propriétaire du bâtiment, dès lors qu'il constitue une menace pour la sécurité publique, il ne peut pas échapper au contrôle et à l'intervention de la sphère publique.
  • La reconnaissance des signes diacritiques dans les documents de l'état civil Administration

    La reconnaissance des signes diacritiques dans les documents de l’état civil

    29/10/18
    Intimement lié à la linguistique et obéissant aux règles grammaticales propres à chaque langue, l'usage du signe diacritique est devenu, entre les défenseurs du français et les tenants des langues régionales*, un sujet polémique qui a des implications jusque dans  l'établissement des actes de l'état civil.
  • Quelles sont les règles régissant les modalités d'affichage publicitaire sur les monuments historiques ? Urbanisme

    Quelles sont les règles régissant les modalités d’affichage publicitaire sur les monuments historiques ?

    05/09/18
    Les Journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre prochains seront l'occasion de découvrir des monuments historiques méconnus ou habituellement fermés au public. Certains d'entre eux, en cours de restauration, ne seront pas ouverts au public, dissimulés derrière des échafaudages, voire de grandes bâches publicitaires qui ne font pas toujours l'unanimité. Il faut savoir que l'affichage publicitaire sur un monument historique est très encadré juridiquement ce qui n'empêche pas un recours accru à son utilisation révélant parfois certains abus.
  • Tous les articles juridiques