La révision générale des politiques publiques (RGPP), initiée en 2007 et symbolisée par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, "constitue une avancée importante dans la modernisation de l'État" français, estime le club des 34 pays riches.
L'OCDE dit qu'elle "a permis d'enclencher la recherche systématique d'une meilleure efficacité de l'administration et de favoriser une culture de l'innovation". Pour autant, le rapport souligne la nécessité de "pérenniser" la RGPP et de s'assurer de "l'appropriation par les fonctionnaires d'une culture de l'innovation et de la recherche d'une plus grande efficacité".
Face à la crise, la réforme de l'État doit concerner aussi des "dépenses plus porteuses d'économies budgétaires telles que les dépenses d'intervention, la redéfinition des missions de l'État, et l'organisation de l'action publique au niveau local", poursuit l'OCDE.
Valérie Pécresse s'est réjouie du rapport de l'OCDE dans un communiqué publié mardi, réaffirmant que "les gains cumulés (de la RGPP) par rapport à 2008 s'élèveront à 15 milliards d'euros en 2013" et que "la rémunération des agents en place a ainsi été augmentée de plus de 2 milliards d'euros entre 2008 et 2011".
La ministre a par ailleurs de nouveau appelé à une "révision générale des politiques locales, sur le modèle de la RGPP". Approuvée par l'OCDE, la RGPP avait suscité moins d'enthousiasme chez les parlementaires français. Dans un rapport publié fin novembre les députés François Cornut-Gentille (UMP) et Christian Eckert (PS) estimaient que son bilan budgétaire "demeure dans l'ensemble une énigme". Avant eux, la Cour des comptes avait affirmé que les économies n'étaient "pas à la hauteur des attentes", les chiffrant à une centaine de millions d'euros en 2009, quand 400 millions étaient attendus.
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