Les collectivités prônent la « relocalisation » de l’alimentation

Achats

Les collectivités territoriales plaident pour une « relocalisation » de la consommation de produits agricoles afin de restaurer « la souveraineté alimentaire » du pays, dans un manifeste rendu public mercredi 26 mai 2021 qui vise à « mieux nourrir la France du XXIe siècle ».

« La France est en train de perdre sa souveraineté alimentaire (…) et ne pèse plus sur la scène internationale comme avant », a assuré Pascal Coste, président de la commission « nouvelle ruralité » de l’Assemblée des départements de France (ADF) lors de la présentation à la presse du manifeste réalisé avec Régions de France et la Coopération agricole.

Les auteurs partent du constat que le modèle agricole français « est de plus en plus remis en cause par l’opinion, par les décisions européennes et internationales et un certain nombre de traités ».

Dans ce contexte, « il nous faut parvenir à marier à la fois l’urgence du réchauffement climatique et celle de la fonction nourricière de notre agriculture », a ajouté M. Coste, soulignant l’importance de « faire de la souveraineté alimentaire la base de la transformation agro-écologique du métier d’agriculteur et de la transformation environnementale ».

Dans ce manifeste intitulé « Mieux nourrir la France au XXIe siècle par les territoires », les collectivités présentent trois axes pour atteindre leurs objectifs : « mieux organiser la production de l’alimentation selon les attentes des territoires et des consommateurs », « accélérer la transition écologique de la production agricole et agroalimentaire » et « consommer une alimentation de qualité qui doit être aussi relocalisée ».

M. Coste a ainsi rappelé que la « commande publique » fait partie des responsabilités des collectivités, notamment pour les cantines des collèges et des lycées.

« Il est important que ces établissements publics ou parapublics puissent montrer l’exemple en matière de localisation, de qualité de produit et d’achat », a-t-il affirmé, regrettant que la loi 4D sur la décentralisation, que le Conseil des ministres a adopté début mai, n’aille pas assez loin et ne donne pas dans ce domaine plus d’autonomie aux « gestionnaires » des achats.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2021

Posté le par

Recommander cet article