La communication intercommunale se professionnalise

Communication

Le 3e baromètre Épiceum/Assemblée des communautés de France décrypte les tendances et les enjeux de la communication des intercommunalités.

Près de deux structures intercommunales sur trois (69,2 %) sont aujourd’hui dotées d’un service communication, soit 20 % de plus qu’en 2011. C’est ce que révèle le 3e baromètre Épiceum/Assemblée des communautés de France (AdCF)*, qui précise également que la communication devient plus stratégique, 41,3 % des intercommunalités ont adopté un plan ou une stratégie de communication en 2013.

Bien entendu, les fonctions de communication diffèrent selon le type de structure : dans les communautés de communes, la communication est assurée parmi d’autres missions (par 0,91 agent en équivalent temps plein, en moyenne), alors que les agglomérations ont créé des services à part entière (qui emploient 6,69 agents en moyenne). Si certains budgets communication dépassent 500 000 euros (dans près de 9 % des communautés), on note une tendance au ralentissement des dépenses, puisqu’un quart des communautés d’agglomération estiment que leur budget sera réduit l’an prochain.
 

Pédagogie, carte intercommunale, attractivité du territoire

Principales cibles des actions de communication : les habitants, loin derrière les entreprises, les nouveaux habitants potentiels, les élus, les touristes, les médias et les agents.

Le contenu de la communication intercommunale tourne essentiellement autour de trois thèmes :

  1. la pédagogie, qui explicite l’action publique et qui est nécessaire à ces structures encore jeunes, mais également complexes et mouvantes ;
  2. l’accompagnement des modifications de périmètre (fusion, élargissement) ;
  3. l’attractivité du territoire.

Ainsi, près de 70 % des communautés qui ont une perspective de fusion envisagent de modifier leur site internet et leur magazine, et plus de la moitié (58 %) pensent renouveler leur identité visuelle et adopter des outils de communication interne. Les fusions entraîneront souvent (un cas sur cinq) un changement de dénomination de la structure intercommunale, qui nécessitera une communication adaptée. Quant au « marketing territorial », il s’attache davantage à renforcer le sentiment d’appartenance au territoire des résidents qu’à en attirer de nouveaux.
 

Communes et communautés : peu de coordination

Il faut également signaler que la communication intercommunale et celle des communes membres ne sont généralement pas coordonnées (près de six cas sur dix). Il peut même arriver qu’elles se définissent comme concurrentes…

Les relations presse, le magazine et l’affichage constituent les vecteurs de communication privilégiés (plus de ¾ des répondants), de même que le site internet (72 %). Mais les nouveaux médias sont désormais bien implantés : 32,5 % des communautés sont présentes sur les réseaux sociaux (10,1 % en 2011), et 14,8 % proposent des applications mobiles de communication (contre 1,8 % en 2011).

*Déjà réalisé en 2008 et 2011, le baromètre Épiceum/Assemblée des communautés de France (AdCF) a été effectué entre octobre et décembre 2012 (questionnaire et enquête téléphonique complémentaire).

 

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