École inclusive : les perspectives pour la rentrée 2021

Éducation

Lors de la prochaine rentrée, plus de 400 000 élèves en situation de handicap seront scolarisés, assure le gouvernement.

Le comité national de suivi de l’École inclusive s’est réuni le 5 juillet 2021, sous l’égide du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et de la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées. Le service public de l’École inclusive a pour objectif d’assurer une scolarité de qualité à tous les élèves, de la maternelle au lycée, en prenant en compte leurs singularités et leurs besoins éducatifs particuliers. « L’École inclusive est au cœur du projet de société que nous portons. Car changer l’école en profondeur pour permettre la scolarisation de chaque enfant, en situation de handicap ou non, c’est construire la société inclusive de demain, insiste Sophie Cluzel. Au service de cet objectif, nous renforçons la formation des enseignants, nous mettons en place les ressources, les aménagements et l’accompagnement permettant de tenir compte des besoins éducatifs particuliers des enfants. Renforcer la coopération entre l’Éducation nationale et le médico-social à chaque échelon, au plus près des besoins des élèves, c’est permettre de fluidifier le parcours de chaque enfant, pour l’autonomie et l’épanouissement de chacun. »

À la rentrée 2021, plus de 400 000 élèves en situation de handicap seront scolarisés, promettent Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel. Ils seront encadrés par 125 500 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Voici les perspectives pour la prochaine rentrée scolaire :

  • Recrutement de 4 000 AESH supplémentaires.
  • Formation obligatoire de tous les nouveaux enseignants à l’École inclusive dans le cadre de leur formation initiale (module de formation obligatoire d’au moins 25 h).
  • Poursuite du renforcement de la coopération entre l’Éducation nationale et le secteur médico-social, avec la généralisation sur tout le territoire des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) et la création de 54 nouvelles équipes mobiles d’appui à la scolarisation (EMAS).
  • Poursuite du déploiement des unités d’enseignement autisme en maternelle et en élémentaire pour favoriser la scolarisation des enfants autistes en milieu ordinaire : 85 nouvelles classes TSA (trouble du spectre de l’autisme) ou nouveaux dispositifs sont prévus pour la rentrée 2021 (+ 227 depuis 2017), avec un objectif de 380 dispositifs pour 2022.
  • Déploiement dans 18 départements du livret de parcours inclusif en vue de sa généralisation au plan national en janvier 2022 : ce livret est un outil regroupant l’ensemble des adaptations et aménagements pédagogiques nécessaires pour un élève à tout moment de sa scolarité. Il permettra un meilleur partage de l’information entre les professionnels médicaux, médico-sociaux et scolaires et les familles, au plus près des besoins de l’élève.
  • Une meilleure scolarisation des enfants en situation de polyhandicap grâce au développement d’unités d’enseignement adaptées : après la création à la rentrée 2020 des trois premières unités d’enseignement externalisées polyhandicap (UEEP), dans l’Essonne, à Marseille et en Ille-et-Vilaine, cinq nouvelles ouvertures sont prévues à la rentrée 2021. Reposant sur le partenariat entre l’Éducation nationale et le champ médico-social, ces unités permettent la scolarisation d’enfants polyhandicapés au sein de l’école ordinaire. Huit structures seront donc opérationnelles à la prochaine rentrée scolaire. Objectif : atteindre à terme au moins 1 UEEP par académie en 2023.
  • Extension de l’attribution de bourses pour prendre en charge les AESH à tous les élèves français en situation de handicap, sans condition de ressources (actuellement réservée aux seuls élèves boursiers), scolarisés dans un établissement du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Cette mesure sera mise en œuvre en deux étapes à partir de la rentrée scolaire 2021-2022.

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