À quoi ressemble aujourd’hui l’emploi territorial ?

Fonction publique

Davantage de femmes et de contractuels, une majorité d’agents techniques, des départs à la retraite plus tardifs, des employeurs locaux de moins en moins nombreux… Avec son 9e Panorama de l’emploi territorial, la Fédération nationale des centres de gestion publie les grandes tendances de l’emploi territorial entre 2014 et 2018.

Tensions sur le marché du travail et accélération du vieillissement des agents de la fonction publique territoriale (FPT) : tels sont les principaux enseignements de la 9e édition du Panorama de l’emploi territorial publié fin septembre par la Fédération nationale des centres de gestion (FNCDG). L’étude, qui agrège les données entre 2014 et 2018, montre que l’emploi public est très légèrement en hausse (0,9 %), grâce notamment à l’augmentation du nombre de contractuels, dont certains bénéficiaient auparavant d’emplois aidés. Fin 2017, la FPT comptait environ vingt-six agents territoriaux pour mille habitants, en équivalent temps plein (ETP).

Pendant la période étudiée, le nombre d’employeurs territoriaux a baissé. Ce fait est dû aux regroupements d’EPCI, à la dissolution de syndicats et à la création de communes nouvelles. Les effectifs territoriaux sont en légère hausse, en particulier dans les régions et les EPCI – que les fusions ont transformés en structures plus importantes, avec de nouveaux besoins liés au développement de compétences et à la nécessité de management intermédiaire. Mais, dans les communes et leurs établissements, une baisse progressive (- 0,9 %) du nombre d’agents se fait sentir. La majorité des agents de la FPT (45,6 %) sont employés à des postes techniques, suivis par les filières administrative (23,1 %), sociale (9,1 %), animation (7 %) et médico-sociale (5 %). Le panorama constate également une « féminisation constante des effectifs » : plus de six agents de collectivités sont des femmes.

En matière de recrutement, les centres de gestion ont publié près de 90 000 offres d’emploi, ce qui représente une hausse de 20 % sur un an (2018/2017). Motifs : une plus grande exhaustivité de la collecte de ces offres, une visibilité accrue des CDG comme référents de l’emploi territorial et diverses actions locales, comme la formation des secrétaires de mairie. Les offres concernent principalement la catégorie C (45 %), 30 % visent la catégorie B et 25 % la catégorie A. Ces dernières catégories sont surreprésentées dans les offres par rapport à leur poids dans les effectifs. De même, 34 % des offres concernent la filière administrative, qui emploie seulement 23 % des effectifs nationaux. Quant au recrutement direct des agents de catégorie C sans concours, autorisé pour le premier grade de certaines filières (adjoint administratif, adjoint technique, adjoint du patrimoine, adjoint d’animation, agent social et opérateur des activités physiques et sportives), il a beaucoup augmenté. La part des nominations par voie de concours diminue constamment et une part de plus en plus importante des recrutements concerne des contractuels sur emplois permanents.

C’est dans l’animation et dans les services à la population que sont comptabilisés le plus de recrutements, mais les secteurs dont les recrutements ont le plus progressé sont la sécurité (+ 47,7 %) et les politiques publiques d’aménagement et de développement territorial (+ 41,1 %). À l’inverse, la filière administrative fait face à des difficultés de recrutement, dues à un manque de candidats ou à l’inadéquation des profils. C’est le cas en particulier des métiers qui nécessitent toujours plus d’expertise, comme les assistants de gestion administrative, les assistants de gestion financière et budgétaire ou les chargés de la commande publique.

Le panorama montre également une tendance accrue à la mobilité, pour convenances personnelles et pas forcément à la suite d’une stratégie des collectivités.

Près de 50 000 agents publics territoriaux sont partis à la retraite en 2018. L’âge moyen de départ ne cesse d’augmenter chez les titulaires, pour atteindre 61 ans et 6 mois tandis qu’il reste stable pour les contractuels. Quant aux femmes, elles partent en moyenne neuf mois plus tard que les hommes.

Marie Gasnier

 

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