La FNTP invite les collectivités à investir dans les territoires après les élections municipales

Commande publique

Protection de l’environnement, entretien du patrimoine et des infrastructures, réseaux à très haut débit… Plus des deux tiers de l’activité des entreprises de travaux publics dépendent de la commande publique. Selon la Fédération nationale des travaux publics, ces investissements doivent se poursuivre après les élections municipales, pour améliorer la vie des citoyens.

Alors qu’en 2020 se dérouleront les élections municipales, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) publie son rapport d’activité 2019 sur le thème de l’investissement local. La FNTP espère convaincre les collectivités, à l’origine de 44 % de l’activité du secteur, de continuer à investir après les élections pour améliorer la qualité de vie des citoyens.

En effet, la Fédération constate que la dynamique d’investissement local subit toujours un recul de l’investissement municipal de l’ordre d’un tiers en début de mandat. Mais elle précise toutefois que si, dans les prochaines années, la dynamique de l’investissement local devrait en effet s’atténuer, il n’y aura pas en principe d’effondrement comme en 2014. Car aujourd’hui, selon la FNTP, « la situation financière des collectivités est bien meilleure et les besoins exprimés par les citoyens en matière de mobilité, de numérique ou de transition écologique n’ont jamais été aussi importants ».

La FNTP pointe là les conditions de la bonne santé des entreprises de TP en y associant celle des territoires. En effet, investir dans de nouvelles infrastructures et entretenir les réseaux existants conditionne, non seulement, le dynamisme du secteur et le développement de l’emploi local, y compris pour des personnes non diplômées, mais aussi l’avenir de nombreux territoires, « lourdement affectés par près d’une décennie de sous-investissements ».

Or, les citoyens souhaitent les mêmes services de base, à la campagne, en centre-ville ou en périphérie d’une métropole : se déplacer facilement pour aller travailler, disposer du très haut débit chez soi, respirer un air pur, bénéficier d’une eau de qualité, trouver une formation ou un emploi à proximité… Cela « se joue dans les territoires, au plus proche des gens » et c’est pourquoi il faut la volonté politique et les moyens d’entretenir et de réaliser « les infrastructures d’aujourd’hui et de demain ». Tant que les moyens ne seront pas à la hauteur des besoins, nos réseaux continueront de se dégrader », constate le président de la FNTP, Bruno Cavagné.

Les entreprises de travaux publics, à l’expertise reconnue dans le monde entier, sont aptes à apporter des solutions aux territoires. La FNTP présente de nombreux exemples. En prolongeant la troisième ligne de tramway, Saint-Étienne devrait attirer plus de 3 000 habitants et créer plusieurs milliers d’emplois. Un projet qui devrait aussi rapporter plus de 35 millions d’euros de valeur socio-économique à la collectivité : soit 1,25 euro rapporté pour 1 euro investi… En renforçant l’attractivité du complexe sportif Georges-Hébert, Reims a réduit l’enclavement des 6 000 habitants du quartier. Un projet de 3,4 millions d’euros qui « reconnecte » le quartier à la ville : amélioration de la desserte publique et des accès pistes cyclables, création de places de stationnement, tranchées végétales, vidéosurveillance, bornes de recharge pour véhicules électriques, création d’un parvis d’entrée et d’un city-stade…

Quant à la métropole de Dijon, elle a modernisé ses infrastructures au service de la smart city : réseau en fibre optique (240 kilomètres), 113 carrefours et 180 bus équipés d’un dispositif de circulation prioritaire, 269 caméras de vidéoprotection renouvelées… Un poste unique pilote désormais les équipements publics des vingt-trois communes, reliés à un système de gestion centralisé. La collectivité attend 15 millions d’euros de gains sur la durée du contrat et 65 % d’économies d’énergie. Outre l’entretien des espaces publics mieux coordonné, le trafic routier mieux régulé, les systèmes de sécurité et de dialogue avec la population plus efficaces, le projet OnDijon a créé quarante-cinq emplois.

Marie Gasnier

Dix « bonnes raisons » d’investir pour les territoires…

  • Préserver l’environnement
  • Sécuriser et fiabiliser les réseaux
  • Dynamiser le développement économique
  • Créer du lien dans les territoires
  • Se déplacer autrement
  • Connecter les Français au monde numérique
  • Concevoir les territoires de demain
  • Apporter les meilleures solutions à l’international
  • Former et employer dans les territoires

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