Les départements d’Île-de-France créent un fonds d’investissement interdépartemental

Finances locales

Les départements franciliens sauf Paris ont annoncé mardi 2 octobre la création d’un fonds de solidarité et d’investissement interdépartemental d’un montant de 150 millions d’euros en 2019, afin de financer des projets qui participent « à l’attractivité de l’Île-de-France et à la réduction des inégalités territoriales ».

Ce fonds, qui verra le jour en janvier 2019, « aidera des projets qui dépassent le cadre d’un seul département de par leur implantation géographique ou leur portée économique », explique le dossier de presse, évoquant notamment des projets de rénovation urbaine, de déplacements ou dans le domaine social.

Il pourrait ainsi financer le projet de bus à haut niveau de service TZEN 3, le campus international à Cergy-Pontoise, ou encore le projet de pôle inclusif et sportif au stade de la Motte à Bobigny.

« Les missions de ce fonds, c’est de procéder à des investissements dans les départements de la région Île-de-France qui n’ont pas beaucoup de moyens pour le faire et donc de rééquilibrer les équipements dont ces départements peuvent manquer », a tweeté le président du département des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian (LR).

« Socialiste, communiste, centriste ou LR, nous sommes sept présidents de départements à vouloir plus de solidarité au sein de l’Île-de-France. Nous créerons un fonds, alimenté en fonction des ressources de chacun, pour financer des investissements », ajoute Stéphane Troussel, président socialiste de la Seine-Saint-Denis, sur Twitter.

Ce fonds d’investissement sera alimenté annuellement par les départements « en proportion de leur capacité d’investissement (5 % de la moyenne des investissements enregistrés sur la période 2015-2017) et de leur niveau d’épargne nette (7 % de l’épargne nette 2016).

Pour 2019, les Hauts-de-Seine contribueront ainsi à hauteur de 62 256 800 euros, la Seine-Saint-Denis pour 13 460 670 euros, ou encore le Val-d’Oise pour 9 240 870 euros.

Les sept départements estiment que l’échelon départemental constitue le meilleur échelon de péréquation en France, « sans diktat de l’État », a-t-on précisé de source proche du dossier.

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