Congrès des maires : dernier grand rendez-vous avec les élus locaux avant les municipales

Élus

Le 102e Congrès des maires de France s’ouvrira mardi 19 novembre à Paris avec une intervention très attendue d’Emmanuel Macron, pour ce dernier grand rendez-vous de l’exécutif avec les élus locaux avant les élections municipales de mars.

« C’est toujours une très grande fierté d’accueillir le président de la République », a affirmé le président de l’Association des Maires de France (AMF), François Baroin (LR), mardi 5 novembre 2019 lors de la présentation du congrès (19 au 21 novembre).

« Nous avons des désaccords, mais pas qu’avec Emmanuel Macron. Nous avons des désaccords avec l’État central sur sa vision de traiter les collectivités locales », a-t-il fait valoir.

Le chef de l’État ne s’était pas rendu l’an dernier devant les maires rassemblés Porte de Versailles, dans un climat de fortes tensions entre les collectivités et l’exécutif, mais avait reçu quelque 2 000 d’entre eux à l’Élysée.

« Il y a un an le contexte était tendu », mais si « le ton a changé, le fond reste le même », a souligné pour sa part le vice-président de l’AMF André Laignel (PS), selon qui l’exécutif n’a pas répondu aux préoccupations des élus.

Les grands enjeux de la mandature 2020-2026 seront au cœur de ce congrès de fin de mandat pour les maires élus en 2014.

Les relations compliquées entre les communes et les intercommunalités, jugées trop vastes par nombre d’élus, figurent parmi les sujets de préoccupation.

Autre « tendance lourde », selon François Baroin, « le besoin de protection environnementale au coin de la rue » et les réponses que peuvent apporter les maires en matière de transition écologique.

L’avenir de la décentralisation, « sujet de grande envergure », sera également un thème majeur. « Tout est à écrire, mais c’est une grande ambition pour l’État et les collectivités, en particulier les communes », a souligné M. Baroin sur ce sujet qui doit faire l’objet d’un projet de loi au premier semestre 2020.

La réforme de la fiscalité locale, avec la suppression de la taxe d’habitation, la violence à l’encontre des élus ou le vieillissement de la population, seront également au cœur des débats.

Le congrès sera enfin l’occasion d’un bilan de la mandature 2014-2020 marqué par des bouleversements institutionnels, avec notamment la loi NOTRe de 2015 renforçant les compétences des intercommunalités, et la baisse des moyens financiers des collectivités.

Le rassemblement sera précédé le lundi par la journée traditionnellement consacrée à l’outremer et le Premier ministre Édouard Philippe doit s’exprimer le jeudi en clôture des débats.

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