Direction de l’AMF: les socialistes soucieux de « clarté politique »

Élus

Les socialistes ont affirmé mardi 7 octobre en Bureau national leur volonté de « clarté politique » par rapport à la droite, y compris au sein des associations d’élus, après la mise en cause par une partie d’entre eux d’un accord droite-gauche à l’Association des Maires de France (AMF).

Le 17 juillet dernier, l’UMP François Baroin et le socialiste André Laignel avaient annoncé avoir conclu un accord sur la gestion de l’association pour les trois ans à venir, prévoyant notamment une parité dans les instances exécutives.

Au terme de cet accord, reconduisant un accord en vigueur depuis 18 mois, François Baroin deviendra président de l’AMF et André Laignel restera premier vice-président délégué.

L’ancien ministre chiraquien est seul candidat – le délai de candidature a expiré le 18 juillet -, alors que M. Laignel avait brigué la présidence lors des deux renouvellements précédents des instances de l’association. Le président sortant, Jacques Pélissard (UMP), ne se représente pas.

L’accord gauche-droite à l’AMF a été critiqué à maintes reprises par le sénateur-maire d’Alfortville Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, pour qui « il est impensable de laisser croire que nous (la gauche) soutenons l’UMP ».

Selon le secrétaire national Christophe Borgel, interrogé sur ce point après le débat au Bureau national, « on ne pouvait pas donner le sentiment qu’à l’AMF, on gère les choses avec l’UMP », d’autant moins face aux « accusations de l’extrême droite sur l’UMPS ». Le fait que François Baroin soit « un soutien au retour de Nicolas Sarkozy n’est pas neutre », a-t-il dit.

Toutefois, « les associations d’élus sont toujours pluralistes, il n’y a pas une majorité politique droite-gauche à l’AMF qui porterait des idées communes, il n’y a pas de devoir de réserve des responsables de la gauche à l’AMF », a observé M. Borgel. « Cette vision des choses est partagée », a-t-il dit.

« Un équilibre a été trouvé » à travers l’accord Baroin-Laignel, « pour le reste, chacun défendra ses ositions », a ajouté le dirigeant socialiste.

Selon lui, la discussion a permis l’apaisement et de « trouver un chemin pragmatique. On ne va pas entrer au congrès sur une polémique entre socialistes », a-t-il dit.
 

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